Autoroute 20 : sortir la politique de l’équation
Prolongement entre Notre-Dame-des-Neiges et Rimouski
Le groupe citoyen « Le pont de la 20 ça tient pas debout » demande que les grands projets d’infrastructures au Québec passent par une commission indépendante d’experts.
Dans un communiqué diffusé le 31 août, ses membres soutiennent que les décisions concernant de nouveaux projets routiers, comme celui du prolongement de l’autoroute entre Notre-Dame-des-Neiges et Rimouski, devraient reposer sur des critères précis, notamment les besoins, les coûts de construction et d’entretien, les impacts environnementaux, la résilience climatique et les solutions de rechange.
Le porte-parole du regroupement, Sébastien Rioux, estime que les promesses d’infrastructures reviennent trop souvent lors des campagnes électorales sans tenir suffisamment compte de la capacité financière du gouvernement.
Il rappelle que le déficit de maintien des actifs routiers atteint maintenant 24,5 milliards de dollars au Québec, presque le double de celui observé en 2017-2018, malgré des investissements supplémentaires consacrés au réseau.
Tenir compte de l’état actuel des finances publiques
Selon monsieur Rioux, les partis politiques doivent tenir davantage compte de l’état actuel des finances publiques avant de s’engager dans de nouveaux projets.

« Le pont de la 20, ça tient pas debout » appuie également la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, qui réclame la tenue d’états généraux sur le financement des infrastructures au Québec.
Pour sa part, le Comité en faveur du prolongement de l’autoroute 20 entre Notre-Dame-des-Neiges et Rimouski a publié de nouvelles données, provenant du ministère des Transports et de la Mobilité durable en 2023 et 2024, concernant la route 132 dans ce secteur.
Elles exposent que ce secteur démontre des volumes de circulation comparables et parfois supérieurs à ceux des autoroutes déjà aménagés à quatre voies.

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