Autoroute 20 : la CAQ s’engage à prolonger à partir du Bic
Promesse électorale si Christine Fréchette reprend le pouvoir en octobre
La Coalition avenir Québec s’engage à reprendre le projet de prolongement de l’autoroute 20 dans le Bas-Saint-Laurent, en faisant du secteur du Bic le point de départ de sa réalisation. Les études seront relancées si le parti retourne au pouvoir le 5 octobre.
En conférence de presse à Saint-Fabien, le 3 septembre, les candidates dans Rimouski, Julia Brillant-Ruest et dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques, Amélie Dionne, ont pris cet engagement électoral.
« On relance les études techniques et environnementales. Les consultations doivent être mises à jour. C’est une étape importante dans la réalisation d’un projet majeur comme celui de l’autoroute 20. Tant que ce n’est pas fait, on ne peut pas estimer une date ou un coût », exprime madame Brillant-Ruest.
« Cette fois-ci, nous commençons par le Bic jusqu’à Trois-Pistoles pour les études de faisabilité et les études pour le tracé. Nous avançons vers une autre étape. Si nous sommes réélus le 5 octobre, nous souhaitons que ce soit fait très rapidement », ajoute sa collègue.
Les deux candidates mettent en relief l’augmentation importante de la circulation sur la route 132, les enjeux de sécurité routière ainsi que la cohabitation entre les automobilistes, les véhicules lourds et les autres usagers de la route.
Le pont abandonné
La construction du pont pour franchir la rivière des Trois-Pistoles, évaluée à un milliard de dollars en 2015, est abandonnée dans la nouvelle proposition de la CAQ.
« Dans le contexte économique dans lequel nous sommes présentement, je pense que c’est une très bonne décision responsable que le projet continue d’avancer, mais en partant du Bic pour réaliser les études », affirme Amélie Dionne.
En 2025, le gouvernement annonçait que le prolongement de l’autoroute 20 était toujours inscrit au Plan québécois des infrastructures (PQI), mais qu’il ne recevrait aucune nouvelle somme d’ici 2030.
Toujours dans les plans
Questionnée à savoir pourquoi l’infrastructure routière n’a pas été construite pendant les huit années pendant lesquelles son parti a été au pouvoir, madame Dionne répond que le projet a toujours été dans les plans.
« Les libéraux ont enlevé le projet du PQI et en 2018, quand la CAQ est entrée au pouvoir, nous l’avons remis parce que c’est important pour nous. Il y avait l’autoroute 85 qui était en construction et qui sera finalisée à l’automne. Il y a eu des comités de formés, environnementaux et techniques, mais quand nous sommes arrivés au dernier budget, nous avons repoussé à 2030. Aujourd’hui, nous devançons. »
À peine confirmée comme candidate de la CAQ dans Rimouski, Julia Brillant-Ruest se questionnait pourtant sur la pertinence du prolongement de l’autoroute 20 entre Notre-Dame-des-Neiges et Rimouski.
« C’est un projet très complexe, mais dans le contexte économique actuel, il faut se poser les bonnes questions. C’est évident qu’elle a son importance pour la sécurité des usagers, pour le développement économique et régional, mais il faut d’abord s’interroger sur la capacité de payer des Québécois », avait-elle mentionné.
En visite le 28 août dernier à Rimouski, la cheffe caquiste, Christine Fréchette, avait alors indiqué que le prolongement de la 20 sera dans les plans son parti s’il est élu.
Concernant l’élargissement de l’autoroute 20 entre Rimouski et Mont-Joli, les deux candidates de la CAQ ne se sont pas avancées.
« Le projet suit son cours. Des études ont été faites cet été. C’est un projet très important », conclut Julia Brillant-Ruest.

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