Logements : le grand succès rimouskois !
« La parole aux élus » avec le maire de Rimouski, Guy Caron
Rimouski est aujourd’hui citée en exemple de la lutte québécoise contre la pénurie de logements. Notre taux de 23,24 mises en chantier par 1 000 habitants en 2024 et 2025 nous place 7e à ce chapitre parmi les 50 plus grandes villes au Québec, et au premier rang hors des régions métropolitaines de Montréal et de la Capitale-Nationale.
Texte par Guy Caron, maire de Rimouski
Mieux encore, Rimouski s’est classée 3e à ce chapitre pour l’année 2025 seulement, derrière Saint-Bruno-de-Montarville et Salaberry-de-Valleyfield.
Ce n’est pas ce à quoi l’on pouvait s’attendre à la sortie de la pandémie en 2021, alors que les villes comme Rimouski ont été confrontées à une cascade de défis : la hausse importante de l’inflation (incluant les coûts de la construction) a entraîné celle des taux d’intérêt visant à la juguler.
Ces deux hausses ont eu pour effet de ralentir la construction résidentielle privée, et donc l’offre.
Avec la demande accrue pour des logements locatifs et privés causée par de multiples facteurs (recherche des grands espaces en temps de pandémie, facilitation du télétravail, hausse du taux de séparation des ménages, etc.), la pénurie s’est rapidement concrétisée, le taux d’inoccupation passant de 2,7 % en 2019 à 0,2 % en 2021.
Il fallait agir, et vite, sans l’appui d’un secteur privé paralysé de façon compréhensible par la conjoncture économique défavorable.
Notre Plan de lutte contre la pénurie de logements, dévoilé en janvier 2023, a marqué le départ d’importants investissements pour le développement résidentiel, avec diverses révisions réglementaires, fiscales et budgétaires.
Miser sur les logements subventionnés
L’objectif principal de ce plan était de pallier le ralentissement des investissements privés en misant sur logements subventionnés comme levier pour accroître l’offre de logements rapidement pour ralentir la hausse des loyers et la flambée du coût d’acquisition des unifamiliales.
aL’ouverture prochaine à la location du Quartier maritime Angus au centre-ville marquera le dernier grand projet de cette phase rapide d’investissements, qui a permis à Rimouski de devenir la première ville au Québec dotée d’un parc locatif dont plus de 20 % des loyers sont subventionnés.
Cette distinction et l’importance capitale des logements sociaux et abordables sera d’ailleurs l’objet de mon prochain texte.


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