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Le milieu communautaire manifeste pour plus de financement

Il demande plus de financement au nouveau gouvernement du Parti québécois
Environ 200 manifestants se sont fait entendre au centre-ville de Rimouski. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

Quelques centaines de représentants du mouvement Le communautaire à boutte se sont fait entendre ce mercredi 21 octobre, à Rimouski. Les organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent demandent plus de financement au nouveau Conseil des ministres du gouvernement du Parti québécois.

Les manifestants ont voulu faire entendre leur voix en même temps que le nouveau premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, dévoilait l’identité de ses ministres.

« Dans toutes les régions du Québec, aujourd’hui, les groupes se rassemblent pour demander d’investir dans le milieu communautaire, de nous reconnaître, de respecter notre autonomie et de nous donner les moyens de faire notre travail dans des conditions décentes. Le nouveau gouvernement s’est engagé, pendant la campagne électorale, à investir 400 M$ sur quatre ans dans le milieu communautaire », affirme la coordonnatrice de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) du Bas-Saint-Laurent, Émilie St-Pierre.

Selon cette dernière, il s’agit d’un montant insuffisant pour arriver à combler les besoins, même s’il s’agit d’un bon début.

La coordonnatrice de la Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent, Émilie St-Pierre. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

« Juste en fonds d’urgence, nous demandons 360 M$. Nous prenons tout l’argent investi, mais nous avons beaucoup d’attentes envers le nouveau gouvernement. Il s’est aussi engagé à tenir cinq rencontres avec le mouvement pour chercher des solutions et comprendre les enjeux. Nous les pressons d’agir et de passer de la parole aux actes. »

Améliorer les conditions de travail

Madame St-Pierre soutient que du financement est nécessaire pour améliorer les conditions de travail des travailleurs du mouvement communautaire.

« Il y a une surcharge énorme sur les équipes de travail et 90 % des groupes se sentent submergés. Le roulement de personnel est important, donc nous savons que nous ne sommes pas compétitifs avec le marché de l’emploi. Nous demandons des conditions équivalentes à la moyenne du Québec et du financement pour répondre aux besoins de la population », exprime-t-elle en précisant que les besoins ont explosé depuis la pandémie.

Pour l’intervenante en prévention à Santé mentale Québec – Bas-Saint-Laurent, Kathy Chénard, les besoins au Bas-Saint-Laurent sont sensiblement les mêmes qu’à l’échelle provinciale.

Les manifestants se sont rassemblés à la place des Anciens-Combattants. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

« Nous voulons un financement plus juste qui est stable pour que nous ayons des services qui durent dans le temps et que nous assurions une pérennité. Il ne faut pas que nous soyons nous-mêmes en précarité pour aider des gens en précarité. Ça devient un non-sens. Aujourd’hui, nous avons des intervenants et des directions, mais également des personnes qui bénéficient des services », dit-elle.

La cellule locale du mouvement Le communautaire à boutte vient tout juste d’être créée à Rimouski. Elle comprend Santé mentale Québec- Bas-Saint-Laurent, les maisons des jeunes de Sayabec, de Matane et de Mont-Joli ainsi que la TROC du Bas-Saint-Laurent.

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