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Les filles découvrent les sciences à Rimouski

170 adolescentes ont pris part à l'événement à l'UQAR
Une participante à l’activités, Lauralie Dubé-Pelletier. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

La 26e présentation de l’événement Les filles et les sciences, un DUO électrisant! à Rimouski a attiré 170 adolescentes de la deuxième à la quatrième secondaire ce jeudi 29 octobre. Elles ont pu découvrir qu’une carrière scientifique peut prendre différents des chemins.

« C’est vraiment plaisant et ça passe super vite. Il y a de belles activités et c’est intéressant de faire de nouvelles expériences. Nous pouvons découvrir la science en étant entre filles », expriment des élèves de Cabano, Charlie Brillant et Lauralie Dubé-Pelletier.

La communicatrice scientifique, Stéphanie Jolicoeur, est porte-parole des événements Les filles et les sciences. Elle a voulu démontrer aux jeunes filles que les sciences peuvent prendre diverses formes et qu’elles peuvent s’allier à d’autres domaines, dont l’art dramatique, les cosmétiques et la mode.

« On s’assure que les filles aient du plaisir en faisant de la science. Nous avons des ateliers auxquels elles participent en manipulant et en faisant des expériences. Nous voulons aussi leur faire découvrir des parcours scolaires en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) qu’elles ne connaissent peut-être même pas en souhaitant qu’elles auront une étincelle pour un domaine particulier. À travers tout ça, nous voulons leur donner confiance en elles », dit-elle.

Programmation variée

Des kiosques de cégeps et d’universités ont été présentés aux participantes en plus d’ateliers en chimie, en physique, en ingénierie, en biologie et en informatique ainsi que de la conférence de Sarah Bélanger qui a exposé son parcours dans le domaine des sciences.

La coordonnatrice de l’événement à Rimouski, Mélanie Cantin et la porte-parole des événements Les filles et les sciences, Stéphanie Jolicoeur. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

« Même si l’événement existe depuis 2000 et même si la représentativité des femmes en science et technologie est meilleure, la progression n’est pas aussi grande que nous le voudrions. Nous sommes rendus en 25 % de femmes en STIM globalement, mais nous savons qu’il y a des domaines comme la biologie et les sciences médicales pour lesquels la proportion est plus grande. En contrepartie, nous ne sommes pas rendus à ça dans les autres domaines », indique Stéphanie Jolicoeur.

L’événement Les filles et les sciences est présenté dans cinq villes du Québec. Madame Jolicoeur trouve intéressant de visiter différents endroits de la province et de constater à quel point les enjeux ne sont pas les mêmes d’une région à l’autre.

« Mes autres contrats sont centralisés dans les écoles de Montréal et je trouve tellement nécessaire d’aller dans les autres villes. Récemment, je suis allée sur la Côte-Nord et j’ai eu un gros réveil. Nous développons des outils numériques et nous voulions donner des ateliers en visioconférence, mais une enseignante de Natashquan m’a dit qu’ils n’avaient même pas un Internet stable. Ça sert à voir quelles sont les préoccupations des jeunes filles, pas juste à Montréal. »

Participantes du Bas-Saint-Laurent

À Rimouski, l’activité était organisée par Technoscience Fleuve et Montagnes. Les participantes provenaient de partout au Bas-Saint-Laurent.

Des ateliers ont été offerts pendant la journée. (Photo Le Soir.ca-Annie Levasseur)

« Nous avons une école de Sainte-Anne-des-Monts qui est ici et l’an dernier, un enseignant nous disait qu’il y avait des jeunes filles qui n’étaient jamais venues aussi loin que Rimouski. De les voir juste entre filles, on constate la différence dans leur attitude. Elles chantent dans l’autobus et s’amusent. C’est grâce aux enseignants qui prennent l’initiative de venir. Ça fait la différence pour notre région », exprime la coordonnatrice de l’événement à Rimouski, Mélanie Cantin.

Pour cette dernière, Les filles et les sciences ne visent pas à inciter toutes les adolescentes à se diriger vers une carrière dans le domaine, mais bien à leur faire découvrir de nouvelles options.

« Nous voulons qu’elles manipulent et qu’elles aient les mains dans les sciences. Il faut qu’elles se posent des questions. Elles ne sont pas obligées d’avoir un parcours en science et d’aimer ça. Nous voulons leur donner les notions. À la fin de la journée, elles ont un défi créatif et elles doivent faire une construction. »

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