L’ancien couvent de Trois-Pistoles n’était pas assuré
Trop tôt pour savoir si un bâtiment sera reconstruit
Les dirigeants de Must urbain, gestionnaire immobilier qui avait fait l’acquisition de l’ancien couvent de Trois-Pistoles en mars dernier afin d’y aménager des logements abordables, ont tenu un point de presse ce jeudi après-midi (29 octobre) afin de faire le point sur l’incendie qui a rasé l’immeuble patrimonial. Il est encore trop tôt pour savoir si un bâtiment sera reconstruit, puisqu’il n’était pas assuré.
Très émus, Emmanuelle Rousseau et Philippe Dusseault ont expliqué avoir seulement une assurance pour la responsabilité civile puisqu’il n’y avait pas d’eau ni d’électricité dans l’ancien couvent.
« Nous avions engagé des gens pour faire la surveillance du site. Ce n’était pas facile d’entrer dans le couvent. Il fallait vouloir le faire », indique madame Rousseau.
« Nous avions un beau projet pour le couvent. Nous étions tombés en amour avec le bâtiment. C’est un projet qui nous tenait à cœur », ajoute le couple d’entrepreneurs de Sherbrooke qui a suivi le déroulement des événements de dim. anche depuis l’Europe. « Tous les jours, on pensait au couvent. On a rêvé de ce qu’il allait devenir. Ça aurait été très beau ».
Récupération des pierres
Les propriétaires ne savent pas encore ce qu’ils vont faire avec le terrain.
« Le ramassage des décombres va débuter cet automne et se poursuivre au printemps. On aimerait récupérer le plus de pierres possibles. On demande aux gens de ne pas venir chercher eux-mêmes des pierres parce que le site est dangereux. On verra ensuite si on peut faire un mur de bâtiment ou un mémorial avec les pierres. On pourrait aussi en donner à la population. Il faut commencer par les trier », mentionne Mme Rousseau.
Les promoteurs demandent aux parents des jeunes qui auraient causé l’incendie de les contacter afin de voir s’ils ont une assurance pour la responsabilité civile.
La Sûreté du Québec a confirmé que deux mineurs ont été rencontrés par les enquêteurs à la suite de l’incendie majeur. La SQ n’a pas toutefois précisé si des accusations seraient portées contre ces suspects.
« Pour nous, c’est une perte nette. Nous étions investis dans ce projet. C’est une grande perte pour la communauté. C’est un événement épouvantable. Aucune vie n’a été perdu », déclare M. Dusseault, qui s’est adressé aux deux jeunes. « C’est une très grande bêtise qui aura des répercussions sur votre vie. Vous pouvez soit vous laissez abattre ou vous retrousser les manches pour devenir les meilleurs dans ce que vous ferez. Vous allez aussi devoir apprendre à vous pardonner ».
Le maire invite au calme
Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney, appelle la population au calme, particulièrement sur les réseaux sociaux où des débordements ont été observés depuis les tristes événements.
« Arrêté de dire n’importe quoi sur les réseaux. Ce n’est pas le temps de se confronter, c’est le temps de se retrouver ensemble et de se serrer les coudes. Les gens de Must urbain étaient très engagés dans ce projet avec la Ville. Devant une grande épreuve, il faut se retrousser les manches. Trois-Pistoles est une ville résiliente. Il faut aller de l’avant. Nous allons continuer de travailler avec les promoteurs ».

La Ville de Trois-Pistoles va annoncer certaines actions, vendredi (30 octobre), pour permettre à sa population de passer à travers ce deuil.
À Rimouski, Must urbain est derrière les projets immobiliers sur les sites de l’ancien manège militaire, sur la rue Saint-Jean-Baptiste Est et des Ateliers Saint-Louis.

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