Attaques d’ours noirs : rares, mais la vigilance s’impose
Ernie Wells s'entretient avec la spécialiste de l’ursidé, Kathleen Bédard
Les attaques d’ours noirs sont extrêmement rares et celle subie récemment par un trappeur de Bathurst au Nouveau Brunswick, Serge Guitard, le 6 septembre, a surpris la biologiste à la gestion des espèces et des habitats terrestres, spécialiste de l’ursidé, au ministère de la Faune, Kathleen Bédard.
« Je ne peux me prononcer sur la raison précise et ni sur les facteurs qui pourraient expliquer cette attaque. On peut se demander si l’animal avait une condition physique particulière, si c’était une femelle avec ses petits, même si la victime ne les a pas aperçus, ou est-ce que l’animal a été surpris ? On ne peut présumer d’aucune hypothèse », estime la scientifique, en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».
Kathleen Bédard connaît très bien l’ursidé. Il importe, dit-elle, de garder en tête que cette charge de la bête demeure un événement isolé, qui ne signifie pas que les ours sont plus agressifs en cette période-ci de l’année.
« C’est un événement très malheureux, qui vient rappeler qu’il faut toujours être vigilant en forêt, particulièrement dans des habitats propices à la présence d’ours noir, comme des secteurs forestiers où il y a une forte abondance de petits fruits sauvages. Ces sites sont super importants pour l’ours noir qui doit accumuler de l’énergie, avant d’aller passer l’hiver dans sa tanière ».
Il cueillait des bleuets
Rappelons que monsieur Guitard avait les yeux au sol, affairé à cueillir des bleuets ici et là.
Puis en en levant la tête, à sept pas devant lui, il a vu ours qui sans attendre, l’a rapidement attaqué. Est-ce que normalement l’ours aurait dû fuir à la vue de l’humain qui venait vers lui, parce ce qu’instinctivement, l’ursidé, qui est solitaire, craint l’homme.
« C’est un comportement assez inhabituel. Dans la très grande majorité des cas, l’ours vont avoir tendance à fuir la présence humaine. Dans ce cas, l’ours s’est peut-être senti coincé dans un bosquet et le seul moyen de s’en sortir était de se défendre et de passer à l’attaque ».
Selon Kathleen Bédard, le trappeur a bien réagi dans la façon de se protéger contre l’attaquant, en s’enfouissant la tête sur la poitrine de l’ours. Dans cette entrevue à « Rendez-Vous Nature ». la biologiste explique ce qu’il faut faire à la vue d’un animal menaçant et agressif.
On entend et/ou on réentend la biologiste Kathleen Bédard, en cliquant sur le lien ci-dessus.


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