Budget fédéral : Blanchette-Joncas présente ses attentes
Famille, coût de la vie, logement, environnement et culture parmi les priorités
À l’approche du dépôt du budget fédéral, le député de Rimouski-Neigette–Mitis–Matapédia–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, présente les attentes du Bloc Québécois autour de cinq priorités : les familles et le coût de la vie, le logement et l’itinérance, l’environnement, la culture et la résilience économique.
Pour alléger le coût de la vie, les bloquistes proposent de doubler la bonification prévue de la prestation pour l’épicerie en 2027-2028, ce qui représenterait un versement unique de près de 300 $ pour une famille admissible de deux adultes et deux enfants.
Ils réclament également l’abolition de la TPS sur les biens usagés et une hausse de 10 % de la pension de la Sécurité de la vieillesse pour les 65 à 74 ans.
« Un aîné de 74 ans ne paie pas moins cher son épicerie qu’un aîné de 75 ans. Il faut mettre fin à cette inégalité, particulièrement au Bas-Saint-Laurent, où près de 30 % de la population a 65 ans et plus », souligne monsieur Blanchette-Joncas.
S’ajoutent à ces demandes une compensation au Québec équivalente aux remboursements liés à l’abolition de la taxe carbone fédérale accordés aux autres provinces, le remboursement des dépenses liées au chemin Roxham et une croissance annuelle de 6 % des transferts fédéraux en santé pendant cinq ans.
Logement et itinérance
Selon les données du recensement de 2021 analysées par le FRAPRU, les ménages locataires du Bas-Saint-Laurent affichaient le revenu médian le plus faible au Québec.
À Rimouski, le Comité logement Bas-Saint-Laurent rapporte une hausse du loyer moyen de 14 % en 2025.
Le Bloc réclame le renouvellement de l’aide au loyer, l’ajout de 2 milliards de dollars à l’enveloppe de prêts du Fonds canadien de protection des loyers et la prolongation du programme Vers un chez-soi au-delà de 2028.
Il demande aussi le transfert sans condition au Québec des fonds destinés au logement communautaire, ainsi qu’un droit de retrait de Maisons Canada avec pleine compensation financière.
« Il faut des logements dont les loyers correspondent aux revenus des gens. Nos municipalités et les organismes qui luttent contre l’itinérance ont besoin de financement stable et prévisible. Ottawa doit respecter les priorités du Québec », fait valoir le député.
En environnement, le Québec devrait recevoir sa part des fonds sans condition afin d’investir selon ses priorités, croit Maxime Blanchette-Joncas.
Au Bas-Saint-Laurent, ces sommes permettraient notamment de moderniser les infrastructures municipales et de mieux s’adapter aux changements climatiques, particulièrement dans les secteurs exposés à l’érosion et à la submersion côtières.
« Nous proposons de mettre fin aux subventions aux secteurs pétrolier et gazier et de doubler le financement du transport collectif et des infrastructures municipales, grâce à une bonification de 50 milliards de dollars sur 10 ans ».
Redevances imposées aux plateformes
La formation bloquiste demande le rétablissement des redevances imposées aux plateformes de diffusion en ligne et de la taxe sur les services numériques, ainsi que le versement des 600 millions de dollars promis au milieu culturel.
Pour appuyer les médias locaux, il propose également 37 M $ sur cinq ans pour le Fonds des nouvelles locales et indépendantes et l’élargissement du crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique aux médias électroniques.
« Les citoyens ont besoin de journalistes sur le terrain. Les géants du Web doivent contribuer au financement de notre culture et de nos médias », affirme Maxime Blanchette-Joncas.
Résilience économique
Selon les perspectives économiques régionales de Desjardins, plus du tiers du PIB manufacturier du Bas-Saint-Laurent provient de la transformation du bois, ce qui rend la région particulièrement vulnérable aux tarifs américains.
Pour aider les entreprises touchées, le Bloc propose d’ajouter 2 milliards de dollars au financement d’un programme de subvention salariale. Il réclame également un mécanisme de rachat des droits compensateurs payés par l’industrie forestière.
Les demandes comprennent aussi la possibilité pour Développement économique Canada d’investir dans des projets de première transformation du bois destinés principalement au marché canadien, ainsi qu’une réforme de l’assurance-emploi pour mieux protéger les travailleurs saisonniers, notamment dans les secteurs de la forêt, des pêches et du tourisme.


Par