H.-Journault : le projet d’une vie pour Louis-Olivier Carré
Le promoteur présente son « bébé » enfin accosté au port de Rimouski
Après avoir géré et administré d’innombrables malchances et péripéties depuis l’acquisition de son traversier, Louis-Olivier Carré avait le cœur à la fête, mercredi après-midi, en recevant les dignitaires et les médias venus découvrir le H.-Journault, maintenant accosté au port de Rimouski.
Retard dans les travaux de « canadianisation » du navire, bris d’une rampe lors de sa première mise à l’eau, autorisations administratives à obtenir, négociations ardues avec le gouvernement du Québec, dépression météorologique dans l’Atlantique : le président-directeur général des Industries Rilec a trimé dur depuis qu’il a déniché le Perséas, en février dernier, en Grèce.
Malgré toutes ses semaines d’angoisse et de fatigue, consacrées notamment à la supervision des travaux en Europe, monsieur Carré ne cache pas sa fierté devant son nouveau « bébé » qui naviguera sur le fleuve Saint-Laurent, dès mai 2027, entre Rimouski et Forestville.
« C’est le projet d’une vie, mais c’est un projet pour Rimouski. On a atteint notre objectif », s’exclame Louis-Olivier Carré.
Même si tout n’est pas encore gagné, puisqu’il cherche toujours l’appui du gouvernement du Québec, le promoteur demeure optimiste après avoir engagé 22,5 M$ avant la première traversée officielle entre les deux rives.
Traversier fort impressionnant
Objectivement, le traversier est fort impressionnant avec ses 75 mètres de longueur et ses 16 mètres de largeur. Le H.-Journault transportera 350 passagers et 90 automobiles en 1 heure 50 minutes, deux fois par jour au cœur de la saison estivale, entre le 1er mai et le 31 octobre.
« Étonnamment, aujourd’hui (mercredi), le capitaine a procédé dans le havre pour entrer (dans le port de Rimouski). Ça a vraiment été super. Il m’a dit qu’il n’y avait même pas eu d’enjeu. C’est un bateau stable et manœuvrable avec une propulsion aux quatre extrémités. C’est d’ailleurs pour cela qu’on peut opérer dans le port de Rimouski. À la grandeur que le bateau a, s’il fallait qu’il tourne sur lui-même pour pénétrer dans le port, ce serait impossible », indique monsieur Carré.





Puisqu’il est maintenant trop tard pour effectuer les premiers tests prévus sur le fleuve Saint-Laurent, cette opération a été reportée au printemps prochain. L’équipe des Industries Rilec poursuivra la préparation du traversier en vue de sa première saison en 2027.
Les discussions « vont bien » avec Québec
Entre-temps, les discussions se poursuivent avec le nouveau gouvernement péquiste à Québec. Autant à Rimouski qu’à Forestville, les rampes existantes permettent l’embarquement de véhicules légers, mais pas de gros camions. Devant ce constat, Louis-Olivier Carré demande toujours une aide financière de 9 M$ du ministère des Transports pour réaliser les travaux de mise à niveau.
S’il le faut, la saison 2027 pourra s’amorcer sans les rampes pour les poids lourds, mais le plan d’affaires comprend l’accueil des camions commerciaux.
« Les discussions vont bien. Nous avons l’appui du député de Rimouski, Yohann St-Pierre, mais je souligne le travail colossal effectué par sa prédécesseure, Maïté Blanchette Vézina, qui talonne les instances gouvernementales depuis le début de l’aventure et qui s’est assurée que le travail se poursuive durant la transition des dernières semaines », indique monsieur Carré.
D’ailleurs, la députée de La Peltrie, à Québec, a profité d’un voyage express à Rimouski pour visiter le bateau.



Par