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Urgence à Trois-Pistoles : rencontre décevante avec le CISSS

Avenir de l'urgence du Centre hospitalier
Le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney (Photo Le Soir.ca- Alexandre D’Astous)

Les membres du comité de Vigie de l’urgence de Trois-Pistoles sortent très déçus d’une rencontre avec le PDG du Centre de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Jean-Christophe Carvalho, tenue ce vendredi 9 janvier.

« Nous ne sommes pas plus éclairés en partant qu’en arrivant. Monsieur Carvalho a mentionné à une dizaine de reprises que le statu quo n’était plus envisageable. Nous lui avons demandé pourquoi. Il n’a pas répondu. Il dit qu’il veut nous consulter et avoir notre opinion, mais il refuse de nous dire quels sont les scénarios. On nous dit qu’on va le savoir bientôt », indique le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney.

Il répète que la ligne du comité est pourtant claire et qu’elle ne changera pas. « On veut garder notre urgence dans sa forme actuelle. Nous allons nous battre. Il n’est pas question de faire de compromis. Nous sommes toujours dans le brouillard. Cette rencontre n’a absolument rien donnée», estime monsieur Vaney.

Le maire était accompagné du directeur de la MRC des Basques, Philippe Massé, du maire de Saint-Mathieu-de-Rioux, Marc Brunelle, du représentant des groupes communautaires, Pierre-Paul Malenfant et du chef de service de l’urgence de l’hôpital de Trois-Pistoles, le Dr Maxime Martin.

« Nous déplorons le format virtuel et cloisonné choisi pour ces rencontres.  Nous avons communiqué nos appréhensions au CISSS du Bas-Saint-Laurent et souligné notre intérêt pour qu’un véritable processus de consultation, public et collectif soit mis en place », mentionne le comité de vigie, par voie de communiqué.

Accès à l’information

Grâce à de récents documents obtenus par des demandes d’accès à l’information, le comité a appris que dès mai 2025, alors que la population se mobilisait via une marche citoyenne et le dépôt d’une pétition à l’Assemblée nationale, le président-directeur général du CISSS, Jean-Christophe Carvalho, s’affairait à la transformation de l’urgence sans avoir cherché à écouter la population.

« Dans une série de courriel intitulée Transformation Urgences Trois-Pistoles, nous apprenons également que le Dr. Carvalho émettait la possibilité d’implanter son nouveau modèle, dont on refuse toujours de nous donner les détails, en décembre 2025. Nous considérons que ce manque flagrant de transparence mine le processus de consultation en cours », commente le porte-parole du regroupement des organismes communautaires, Pierre-Paul Malenfant.

Le Centre hospitalier de Trois-Pistoles (Photo Le Soir.ca- Alexandre D’Astous)

Selon lui, ces « consultations » se relève davantage d’un exercice de relations publiques que d’une volonté sincère d’écouter les préoccupations des acteurs concernés.

« Comment voulez-vous nous consulter sur un modèle dont nous ne connaissons ni le contenu, ni les échéanciers d’implantation ? Nos familles vivent de l’anxiété et de stress face à la menace qui pèse sur notre urgence. Il n’est pas question de reculer. Nous allons résister. Nos services ont fait leurs preuves », explique monsieur Malenfant.

Véritable consultation

Face à ce constat, les partenaires des Basques ont convoqué Jean-Christophe Carvalho à un exercice de consultation concerté, le mercredi 11 février prochain, en personne, à Trois-Pistoles.

« Cette invitation repose sur une volonté sincère de dialoguer avec le CISSS du Bas-Saint-Laurent », précise-t-on.

Le comité de Vigie de l’urgence de Trois-Pistoles est composé de la Ville de Trois-Pistoles, de la MRC des Basques, du Comité citoyen pour la sauvegarde de l’urgence de Trois-Pistoles, des médecins de l’urgence, des infirmières de l’urgence, de représentants des groupes communautaires et d’aînés, de la Chambre de commerce et des principaux syndicats du réseau de la santé et des services sociaux (APTS – FIQ-SPSICR-BSL – SPBTPA-CSN).

Le maire de Mont-Joli et le préfet de la MRC de La Mitis, Martin Soucy et Bruno Paradis, ont dénoncé, la semaine dernière, la réduction des heures d’ouverture de l’urgence du Centre hospitalier de La Mitis, les fins de semaine, annoncée par le CISSS du Bas-Saint-Laurent.

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