Une cloche à vêtements installée à l’Écocentre de La Mitis
Projet pilote pour améliorer la récupération des textiles et réduire leur enfouissement
La Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles (RITMR) des MRC de La Mitis et de La Matapédia lance un projet pilote à l’Écocentre de La Mitis, à Mont-Joli, avec l’installation d’une cloche à vêtements visant à améliorer la récupération des textiles et à réduire leur enfouissement.
À l’été 2024, une caractérisation des déchets a été effectuée dans les MRC de La Mitis et de La Matapédia. Le rapport a révélé que les textiles représentaient 8 % des 4 050 tonnes de déchets gérés annuellement à l’écocentre, soit environ 325 tonnes.
« Une étude complémentaire sur les gisements textiles a démontré que les friperies du territoire ne collectent qu’environ 11 % des textiles générés par les résidents. Elle recommandait d’augmenter la collecte des textiles sur le territoire et d’encourager l’achat en friperies par les citoyens », indique la conseillère en gestion des matières résiduelles de la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles (RITMR) des MRC de La Matapédia et de La Mitis, Karolyne Beauchamp, dans un communiqué.
Puisque les friperies débordent de vêtements et sont parfois dans l’incapacité de tout revendre, soit en raison de l’état des pièces reçues ou du volume trop important, l’idée d’une cloche à vêtements a initié pour aussi récupérer les draps, couvertures, manteaux, chandails, pantalons, vestes et coton ouaté.
« Elle s’inscrit concrètement dans nos efforts de réduction à la source et pour réduire l’enfouissement et donne une seconde vie aux textiles en complémentarité avec le travail des friperies du territoire », indique madame Beauchamp.
Les friperies demeurent le premier choix
La Régie souligne que les friperies demeurent la voie prioritaire pour le don et la réutilisation des vêtements.

« La cloche à vêtements installée à l’écocentre se veut une solution complémentaire, venant soutenir ces organismes lorsque les capacités de collecte ou de traitement sont dépassées. Les vêtements seront ramassés et triés par l’organisme d’insertion sociale Centrap. À la suite de l’analyse des dons, des voies de valorisation locale seront identifiées afin de maximiser la réutilisation et le recyclage des textiles dans la région », soutient Karine Beauchamp.

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