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Saint-Anaclet prépare un boom résidentiel 

250 nouvelles maisons souhaitées dans les 10 prochaines années
Saint-Anaclet possède déjà une banque de terrains, notamment dans le secteur au nord de la station service Petro-Canada. (Photo Le Soir.ca – Bruno St-Pierre)

Saint-Anaclet-de-Lessard espère lancer plusieurs nouveaux projets résidentiels au cours des prochains mois. Si tous les projets privés et publics se réalisent, la municipalité pourrait ajouter plus de 250 nouvelles maisons à l’intérieur de son périmètre urbain d’ici une dizaine d’années.

Par contre, l’augmentation de la capacité de traitement des eaux usées demeure une condition essentielle à son développement.

Le maire Francis St-Pierre est bien conscient du danger qui guette son village. Sans de nouveaux développements pour augmenter la valeur foncière, les revenus seront insuffisants pour couvrir les dépenses.

« Ça ne peut pas être toujours les mêmes qui paient les factures. Il faut de nouveaux résidents, c’est la seule façon d’amener de nouveaux revenus », estime monsieur St-Pierre. 

Bon an mal an, une quinzaine de maisons se construisent chaque année à Saint-Anaclet. Selon Francis St-Pierre, les jeunes familles choisissent sa localité en raison de la qualité de vie, tout en étant à proximité de Rimouski.

« On n’est pas une banlieue-dortoir, mais une localité à part entière avec de bons services, comme une école primaire, un centre communautaire et une garderie. »

Le maire rappelle que la demande pour s’établir dans sa municipalité est très forte. « On a une liste d’une centaine de familles intéressées à venir s’établir à Saint-Anaclet », précise-t-il. L’attrait de la municipalité se manifeste aussi, selon lui, dans la rapidité avec laquelle les maisons se vendent.

Des projets sur la table

Un premier projet de développement d’une quarantaine de terrains devrait se réaliser dès cette année à l’ouest de la rue Melchior-Poirier, dans la partie est de Saint-Anaclet.

Un promoteur privé a déjà conclu une entente avec la municipalité. Le service d’aqueduc pourra desservir le nouveau quartier. Par contre, les nouvelles constructions devront être équipées de fosses septiques. Le projet est, selon le maire, en attente des autorisations environnementales.

Francis Saint-Pierre (Photo courtoisie)

Saint-Anaclet a aussi déposé, avant les fêtes, une demande d’aide financière afin de prolonger l’aqueduc municipal dans le 3e Rang Est. En plus de desservir les résidences existantes, Francis St-Pierre croit que les travaux ouvriraient la porte à la construction d’une dizaine d’autres maisons.

Mais les projets les plus importants se trouvent au cœur du village, avec le développement de nouvelles rues permettant la construction de 200 maisons.

Un promoteur privé a déposé, en début d’année, un projet encore confidentiel. La municipalité dispose elle-même d’une banque de terrains, notamment dans le secteur situé au nord de la station-service Petro-Canada.

La croissance passe par le traitement des eaux usées

Saint-Anaclet-de-Lessard compte 3 200 résidents, un nombre appelé à augmenter. Pour ajouter de nouvelles résidences, la municipalité devra d’abord augmenter sa capacité de traitement des eaux usées. 

« C’est un projet prioritaire pour nous. Notre développement dans le périmètre urbain en dépend », indique le maire, Francis St-Pierre.

Actuellement, les étangs aérés de la localité ont pratiquement atteint leur limite. La municipalité recevra sous peu une étude sur la faisabilité du projet. De nouvelles technologies permettraient d’augmenter considérablement la capacité des étangs.

« Ce n’est pas une mise aux normes, nos étangs sont corrects. C’est de les rendre plus efficaces avec des procédés qui existent déjà. Rivière-du-Loup l’a fait il y a quelques années », explique monsieur St-Pierre. 

Une fois l’étude complétée, Saint-Anaclet prévoit déposer rapidement une demande de subvention. Pour le moment, le coût des travaux reste à être estimé, mais le maire croit que l’impact sur les finances municipales sera limité.

Miser de nouvelles règles

La municipalité pourrait aussi revenir à la charge auprès de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) pour modifier le zonage du secteur entre l’usine de Miralis au nord et la municipalité, le long de la rue de la Gare.

Une première demande de dézonage a été refusée par la commission en 2013. Le maire mise sur de nouvelles règles pour faire passer son projet.

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