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Anticosti : l’accès passe par les tirages au sort

« La récolte est excellente et l’expérience de chasse demeure incroyable »
Anticosti abrite des « bucks » matures de grande taille, comme cet imposant 8 pointes, avec lequel le guide Joé Gilbert prend fièrement la pause. Ça se passait dans le secteur de Dauphiné Sud. (Photo courtoisie)

Les années se suivent et se ressemblent dans les territoires de SÉPAQ-Anticosti, où la récolte de cerfs est tellement bonne, que la meilleure porte d’entrée pour accéder à ces territoires giboyeux passe actuellement par les tirages au sort.

Les succès de chasse des dernières années favorisent cet attrait croissant pour SÉPAQ-Anticosti.

« La meilleure porte d’entrée dans les territoires de SÉPAQ-Anticosti demeure les tirages au sort. Les inscriptions prennent généralement fin le 15 janvier de chaque année. On fonctionne en mode pourvoirie. C’est certain que les clients qui sont détenteurs de séjours ont le droit au premier refus pour l’année suivante », note le directeur du Service à la clientèle, Daniel Lévesque, dans une récente entrevue à « Rendez-Vous Nature ».

Depuis trois ans, il indique que la récolte est excellente et l’expérience de chasse demeure incroyable.

« On affiche complet à 100 pour-cent. C’est la première fois cette année que je me présente dans des salons spécialisés avec rien à vendre », indique monsieur Lévesque.

Avec les tirages au sort, le chasseur intéressé bénéficie de 86 séjours en camps rustiques et en chalets.

« Tous situés dans de très bons territoires, giboyeux, comme ceux d’Anse-Castor et Rivière-à-l’Huile, où il se prélève de très beaux spécimens de mâles matures. Aussi, en 2025, les deux secteurs de Tête-de-Jupiter ont donné des résultats spectaculaires. Ceux de Chicoine et Lac-Solitaire ont fourni des « bucks » beaux à voir », poursuit le porte-parole de SÉPAQ-Anticosti.

Pré-bilan de 6 650 cerfs

La chasse de 2025 a été « une très, très bonne saison », estime Daniel Lévesque.

Preuves à l’appui, en date du 11 janvier dernier, le bilan préliminaire du ministère responsable de la Faune faisait état d’un excellent prélèvement de 6 650 chevreuils ; tous segments confondus, pour quelque 3 850 chasseurs. « Ce fut encore une excellente récolte comparable à celles des dernières années », ajoute -t-il.

En seulement une heure et demie de chasse, Michael Gariepy a prélevé, en novembre sur le « grunt », un cerf mature de 10 pointes, et un autre de 7 pointes. Son fils a récolté son premier « buck » de 4 pointes. (Photo courtoisie Samuel Saint-Laurent)

Daniel Lévesque rappelle que la saison 2024 avait été exceptionnelle avec un taux de succès de chasse de 1,90 %, pour une récolte globale de 6 865 cerfs, soit 4 723 mâles, 1 622 femelles et 531 faons.

La chasse en plan européen (sans repas), avec guide, enregistre les meilleures chances de réussite dans une proportion de 1,96 %. Le forfait en plan américain donne un succès moyen de 1,91 % par chasseur. Le plan européen sans guide avait été de 1,82 % la même saison de 2024.

Cette année-là, la chasse avait été précédée d’un court hiver et d’un printemps hâtif. Le cheptel chevreuil dominait avec une densité de 150 000 têtes, avant chasse.

Samuel Saint-Laurent, de Saint-Donat-de-Rimouski, a su guider son chasseur René Plante, vers la récolte de ce cerf de 8 pointes dans le secteur Chaloupe, de SÉPAQ-Anticosti. (Photo courtoisie Samuel Saint-Laurent)

Différent du précédent, l’hiver 2024-2025 a été long et le printemps tardif, mais sans effet dramatique sur cheptel chevreuil déjà très abondant avant la saison froide.

Selon les secteurs, le taux de mortalité aurait été 20 %. On retiendra qu’un hiver dur et long peut provoquer la mort de 40 % des chevreuils d’un même territoire. Avec les 6 650 chevreuils dénombrés à ce jour, avant les stats finales, le taux de succès est de 1,8 % par chasseur, en 2025.

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