Groupe Océan : deux vraquiers géants en cale sèche aux Méchins
Première depuis l'acquisition du chantier en 2022
Le chantier maritime des Méchins a franchi une étape importante en accueillant simultanément deux imposants vraquiers autodéchargeants de Canada Steamship Lines (CSL). Les navires CSL Assiniboine et CSL Laurentien, mesurant chacun plus de 225 mètres de longueur et pesant 30 000 tonnes, sont entrés en cale sèche pour des travaux majeurs, une première depuis l’acquisition du chantier par le Groupe Océan en 2022.
Pour le vice-président exécutif, construction et réparations navales du Groupe Océan, cette manœuvre témoigne des capacités exceptionnelles des installations. « Ces deux vraquiers côte à côte, c’est l’équivalent de quatre terrains de football », illustre Daniel Arsenault.
L’ampleur du défi technique est considérable. « Il faut qu’on fasse ce projet-là à l’intérieur de 35 jours, explique-t-il. Pour des projets simultanés de cette envergure, c’est un délai restreint. Ça demande une grande expertise technique. »
De 100 à 140 employés œuvrent sur ces deux navires pour réaliser d’importants travaux mécaniques et de peinture.
Plus grande cale sèche de l’est du Canada
L’atout majeur du chantier des Méchins réside dans ses infrastructures uniques.
« Notre cale sèche a la plus grande superficie dans l’est du Canada », précise monsieur Arsenault. Selon lui, cette caractéristique permet au Groupe Océan de se positionner comme un acteur incontournable dans la réparation de gros navires.

Le directeur principal des opérations techniques de la flotte de CSL salue cette collaboration. « Le chantier des Méchins offre l’infrastructure, l’expertise et la rigueur opérationnelle nécessaires pour maintenir la durabilité et la sécurité de nos vaisseaux », estime Colin Kennedy.
Un troisième navire de CSL, le Baie St. Paul, entrera également en cale sèche à la mi-février.
Croissance et besoin de main-d’œuvre
Le Groupe Océan connaît une croissance importante depuis l’acquisition du chantier maritime Verreault.
« On a généré à peu près 50 emplois de plus depuis qu’on a fait l’acquisition du chantier », révèle monsieur Arsenault. Toutefois, cette expansion crée des besoins pressants en main-d’œuvre, avec une trentaine de postes ouverts aux Méchins seulement.
Pour soutenir cette croissance, la municipalité travaille sur un projet d’étangs aérés dont les coûts sont estimés à 20 M$.

« Ça va permettre de construire de nouveaux bâtiments pour loger les employés et de nouvelles maisons qui vont accueillir de nouvelles familles », soulève le maire des Méchins, Mathieu Isabel.
Malgré les incertitudes économiques, le porte-parole du Groupe Océan se montre optimiste. « On est vraiment dans un marché prospère. L’avenir est prometteur! »

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