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Saint-Noël au front pour sa caserne

Le Comité veut rencontrer la préfète de la MRC
La caserne de Saint-Noël (photo courtoisie)

Face à la menace de fermeture qui pèse sur la caserne de Saint-Noël depuis le mois dernier, des citoyens de La Matapédia se mobilisent pour sa sauvegarde en formant un comité et en sollicitant une rencontre avec la préfète de la MRC, Chantale Lavoie, dans l’espoir de trouver une solution avant le 11 février prochain.

C’est à cette date que le comité administratif de la MRC se prononcera en faveur ou en défaveur de la fermeture. Le maire de Saint-Noël, Gilbert Marquis, déplore l’augmentation inévitable du délai d’intervention qui découlerait d’une telle éventualité.

« On ne peut pas avoir un meilleur délai d’intervention qu’en ayant la caserne à Saint-Noël. Si elle ferme, on passerait de 10 minutes à 24 minutes jusqu’à 38 minutes. »

Il ajoute que la proposition de la MRC, de transférer les pompiers de Saint-Noël à Sayabec, en les faisant voyager avec leur habit de combat, ne constitue pas une option viable.

« J’ai appelé un inspecteur de la CSST et il est catégorique là-dessus : les pompiers n’ont pas le droit de transporter leur habit de combat dans un véhicule, dans un habitacle de voiture. Même s’il est lavé ou décontaminé, dans un sac étanche, ils n’ont quand même pas le droit. »

Ainsi, les pompiers de Saint-Noël se verraient forcés de se rendre à la caserne de Sayabec, afin d’y récupérer leurs habits de combat, pour ensuite se diriger sur les lieux de l’intervention.

« Ça vient plus que doubler le temps d’intervention. »

Si la fermeture est une question d’argent, monsieur Marquis estime qu’il existe encore des chemins qui peuvent être empruntés avant de se tourner vers une fermeture.

« Selon une estimation demandée par la MRC, les travaux de la caserne représenteraient un coût de 600 000 $. De notre côté, on travaille à l’obtention d’une subvention, le Programme d’amélioration et de construction d’infrastructures municipales (PRACIM) qui ferait en sorte de couvrir 85 % des coûts de ses travaux. Il ne serait donc plus question de 600 000 $ », ajoute le maire dont la municipalité est propriétaire de la caserne.

De son côté, le porte-parole du Comité pour la Sauvegarde de la caserne de St-Noël, Simon Landry, soulève la possibilité qu’il soit question d’un manque d’effectif. Toutefois, il ne voit pas la fermeture de la caserne et le transfère de ses pompiers vers Sayabec comme étant une solution viable à la pénurie de main-d’œuvre. Surtout si ce ne sont pas tous les pompiers qui acceptent d’être transférés.

« J’en ai discuté avec des pompiers de Matane et même avec des pompiers de Baie-des-Sables, tout près de Saint-Damase. C’est un peu la même chose qu’ils ont vécu dans leur MRC, des casernes ont fermé. Ils ont procédé à une centralisation, ce qui peut être bénéfique pour ceux qui sont près du centre, mais pour les autres, ce n’est pas tellement efficace. Pendant ces fermetures, Baie-des-Sables a refusé de fermer sa caserne. Les moyens ont été pris pour assurer sa sauvegarde, mais il demeure qu’ils ont perdu 15 pompiers dans la Matanie. »

Que ce soit un enjeu de main-d’œuvre ou un enjeu financier, il estime important de ne pas « déshabiller Pierre pour habiller Paul. »

« Au-delà des chiffres qui sont sortis, il y a le côté humain et le côté social. Il a été stipulé que beaucoup de sous seraient nécessaires pour garder la caserne en fonction. Cependant, si on la retire, ce sont les contribuables qui devront payer une augmentation de leurs assurances. »

En attente

Le Comité obtenir un retour de la MRC avant le 10 février. Monsieur Landry suppose qu’elle est ouverte à l’idée de conserver la caserne, puisqu’au départ, sa fermeture était d’abord prévue pour le 31 décembre, mais que la décision a été reportée en février.

Il ajoute que la MRC a également bien accueilli la pétition en faveur de la sauvegarde de la caserne, déposée à la mi-janvier.

À ce propos, le maire de Saint-Noël rapportait que 56 % de la population des trois municipalités (Saint-Noël, Saint-Moïse et Saint-Damase) et 35 entreprises l’avaient signé en faveur de son maintien.

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