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Crimes sexuels : le procès de Ronald Audet se poursuivra en mai

L’accusé Ronald Audet (Photo courtoisie)

Initialement prévu pour deux jours, le procès de Ronald Audet, 88 ans, de Mont-Joli, accusé de crimes de nature sexuelle sur une personne mineure, devra reprendre dans la semaine du 11 mai après s’être poursuivi, vendredi dernier (23 janvier), au palais de justice de Rimouski.

Amorcé jeudi en fin d’avant-midi, le contre-interrogatoire par la défense du premier témoin du ministère public, soit la plaignante, n’est toujours pas terminé.

L’avocate de l’accusé, Me Caroline Bérubé, a fait ressortir quelques contradictions dans le témoignage de la plaignante par rapport à sa déclaration initiale faite aux policiers, notamment sur la signification d’un point d’interrogation qu’elle a placé près de la chambre de l’accusé sur un croquis qu’elle a fait.

En cour, elle a dit que c’était parce qu’elle n’était pas sûre qu’il y avait eu des gestes à cet endroit alors que sur l’enregistrement de son témoignage elle mentionnait que c’était parce qu’elle n’était pas certaine de l’emplacement de la chambre.

L’audition a été interrompue vendredi matin par une objection de la procureure de la Couronne, Me Marie-Pierre Chicoine-Côté, qui nécessitera la présentation d’une requête de la défense.

Cette requête sera présentée et débattue le 6 février prochain.

Témoignage de la plaignante

Le procès a débuté jeudi matin au palais de justice de Rimouski par le témoignage de la plaignante, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.

Elle a raconté qu’elle allait souvent chez l’accusé quand elle était enfant parce que sa mère était amie avec la conjointe de l’accusé. Elle mentionne que les gestes ont eu lieu sur le lazy-boy, dans le salon.

« C’était sous forme de jeux. Il me disait de brasser son pénis pour le faire rallongé et que de l’eau allait sortir. C’était devenu une habitude. Ça se faisait en douceur, sans violence ».

La plaignante a ajouté qu’elle se souvenait qu’il lui avait demandé de mettre son pénis dans sa bouche. « Je raconte ce qui est clair dans ma tête. J’obéissais. Je ne savais pas ce qu’était une érection. Je ne savais rien de la masturbation. Quand j’ai compris, j’ai eu peur et honte », a-t-il affirmé.

Le palais de justice de Rimouski (Photo Le Soir.ca- Olivier Therriault)

Les événements se seraient produits entre le 4 janvier 1983 et le 31 décembre 1986 à Mont-Joli.

« Je ne peux pas dire le nombre de fois, mais c’était chaque fois qu’on allait chez lui et qu’il était là », a précisé la plaignante, qui avait entre quatre et 10 ans au moment des gestes allégués.

Preuve de la défense

Une fois le contre-interrogatoire de la victime présumée terminé, le ministère a annoncé un deuxième témoin.

La preuve de la défense suivra celle du ministère public. L’accusé devrait témoigner et au moins une autre personne.

Le procès est entendu par la juge de la Cour du Québec, Annick Boivin.

Dans un autre dossier avec une plaignante différente, Ronald Audet fait face à deux chefs d’accusation d’attentat à la pudeur et un de grossière indécence.

Le vocable attentat à la pudeur n’existe plus aujourd’hui. Il a été remplacé par celui d’agression sexuelle, mais les accusations doivent être celles qui étaient en place au moment des gestes reprochés.

Dans cette affaire, un procès de quatre jours devrait être fixé le 9 mars.

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