Urgence de Rimouski : les infirmières rentrent au travail
Création d'un groupe de travail sur la sécurité
Les infirmières travaillant sur le quart de nuit de l’urgence de Rimouski retourneront au travail. Une entente a été conclue en conciliation, comprenant la création d’un groupe de travail sur la sécurité à l’urgence, au sein duquel les professionnelles en soins pourront faire valoir leurs préoccupations.
Après leur refus de rentrer au travail, la nuit dernière (29 janvier), pour dénoncer le retrait d’un gardien de sécurité supplémentaire affecté depuis la violente agression qui a fait quatre blessés parmi des membres du personnel, le 26 janvier dernier, l’employeur a interpellé le Tribunal administratif du travail.
« Les incidents violents comme celui qui s’est produit dans la nuit de dimanche sont malheureusement de plus en plus fréquents à l’urgence. Même s’ils sont imprévisibles, l’employeur a l’obligation de mettre en place des mesures pour diminuer les risques et faciliter les interventions pour assurer la sécurité du personnel et des patients », a indiqué la vice-présidente Relations de travail de la FIQ-Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent, Célina Caron, dans un communiqué .
Le CISSS du Bas-Saint-Laurent évaluait la possibilité de déposer une injonction afin de forcer ses employés à cesser leur moyen de pression.
La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail a aussi été mandatée pour évaluer la situation à l’urgence de Rimouski.
« Le syndicat attend ses recommandations avec impatience et presse l’employeur de les mettre en place rapidement. Le syndicat continuera de travailler avec les membres et l’employeur pour que des mesures de sécurité satisfaisantes soient mises en place », explique madame Caron.
Voies de fait contre quatre personnes
Un homme de 28 ans, Andrii Halyanoskyy, s’est livré à des voies de fait contre deux infirmières, un préposé aux bénéficiaires et une résidente en médecine.
Arrêté par la Sûreté du Québec, il se soumet actuellement à une évaluation psychiatrique afin de déterminer sa responsabilité criminelle et son aptitude à comparaître pour la suite des procédures judiciaires. Il fait face à des chefs d’accusation de voies de fait contre quatre personnes.

En réponse à cet événement, un agent de sécurité a été attitré à l’urgence pour le quart de nuit suivant par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent.
Or, cette directive a été annulée 48 heures après l’agression, ce qui est vigoureusement dénoncé par le personnel soignant.

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