Urgence de Rimouski : le Tribunal valide l’arrêt de travail
Décision rendue par la juge administrative Lyne Thériault
L’arrêt de travail survenu dans la nuit de mercredi à jeudi à l’urgence de l’Hôpital régional de Rimouski a été jugé conforme aux règles en vigueur par le Tribunal administratif du travail (TAT).
Dans une décision rendue par la juge administrative Lyne Thériault, le Tribunal conclut que les employés ayant cessé le travail et tenu une activité militante l’ont fait dans le respect d’une entente encadrant le maintien des services essentiels.
Le TAT estime ainsi que les actions posées répondaient aux exigences prévues par la loi.
Ce débrayage faisait suite au retrait d’un gardien de sécurité supplémentaire affecté depuis la violente agression qui a fait quatre blessés parmi des membres du personnel, le 26 janvier dernier. Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent avait interpellé le Tribunal administratif du travail.
« Les incidents violents comme celui qui s’est produit dans la nuit de dimanche sont malheureusement de plus en plus fréquents à l’urgence. Même s’ils sont imprévisibles, l’employeur a l’obligation de mettre en place des mesures pour diminuer les risques et faciliter les interventions pour assurer la sécurité du personnel et des patients », avait indiqué la vice-présidente Relations de travail de la FIQ-Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-Saint-Laurent, Célina Caron, dans un communiqué .
Les infirmières travaillant sur le quart de nuit de l’urgence de Rimouski ont accepté de retourner au travail à la suite d’une entente conclue en conciliation, comprenant la création d’un groupe de travail sur la sécurité à l’urgence, au sein duquel les professionnelles en soins pourront faire valoir leurs préoccupations.
Voies de fait contre quatre personnes
Un homme de 28 ans, Andrii Halyanoskyy, s’est livré à des voies de fait contre deux infirmières, un préposé aux bénéficiaires et une résidente en médecine.
Arrêté par la Sûreté du Québec, il se soumet actuellement à une évaluation psychiatrique afin de déterminer sa responsabilité criminelle et son aptitude à comparaître pour la suite des procédures judiciaires. Il fait face à des chefs d’accusation de voies de fait contre quatre personnes.
En réponse à cet événement, un agent de sécurité a été attitré à l’urgence pour le quart de nuit suivant par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent.
Or, cette directive a été annulée 48 heures après l’agression, ce qui est vigoureusement dénoncé par le personnel soignant.


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