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Trois-Pistoles et de Pohénégamook : les aînés sont inquiets

Risque d’entraîner une dévitalisation accélérée des communautés

La FADOQ – Région Bas-Saint-Laurent, porte-parole des personnes de 50 ans et plus, exprime sa profonde inquiétude face aux informations circulant concernant de possibles réductions des heures ou suspensions de services d’urgence à Trois-Pistoles et Pohénégamook, sous la responsabilité du CISSS du Bas-Saint-Laurent et de Santé Québec.

Même en l’absence d’annonce officielle de fermeture, le climat d’incertitude actuel suscite une vive anxiété chez les aînés.

Plusieurs expriment ouvertement leurs craintes concernant leur sécurité et leur accès aux soins, au point où certains se questionnent même sur la possibilité de déménager pour se rapprocher de services de santé jugés plus accessibles.

« Quand des aînés commencent à envisager de quitter leur milieu de vie par crainte de ne plus avoir accès à une urgence, c’est un signal d’alarme majeur », souligne la FADOQ – Région Bas-Saint-Laurent dans un communiqué.

Des inquiétudes bien réelles

Ces inquiétudes sont bien réelles et dépassent les enjeux liés à la simple organisation des services. Elles touchent directement le sentiment de sécurité, l’attachement au milieu et la qualité de vie des personnes de 50 ans et plus.

Toute réduction des services d’urgence risque d’entraîner une dévitalisation accélérée des communautés, déjà fragilisées par le vieillissement de la population et l’éloignement géographique.

Le Centre hospitalier de Trois-Pistoles (Photo Le Soir.ca- Alexandre D’Astous)

La FADOQ rappelle que les aînés ont bâti ces milieux, y ont élevé leurs familles et souhaitent pouvoir vieillir chez eux, dans la dignité et en sécurité.

Ils demandent aujourd’hui d’être écoutés, respectés et considérés dans les décisions qui les concernent directement.

Tenir compte de la réalité

La FADOQ – Région Bas-Saint-Laurent demande que les décisions entourant l’organisation des services d’urgence tiennent pleinement compte des réalités des personnes de 50 ans et plus, des impacts humains et territoriaux, ainsi que des conséquences à long terme sur la vitalité des communautés de Trois-Pistoles, des Basques et de Pohénégamook.

« Les services d’urgence ne sont pas un luxe. Pour les personnes de 50 ans et plus, ils sont essentiels. Être à l’écoute des aînés, c’est aussi protéger la vitalité de nos communautés », conclut la FADOQ – Région Bas-Saint-Laurent.

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