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Procès de Ronald Audet : la défense présentera une requête

Le Mont-Jolien de 88 ans est accusé de crimes de nature sexuelle
Ronald Audet (Photo courtoisie)

Amorcé les 22 et 23 janvier dernier, le procès de Ronald Audet, 88 ans, de Mont-Joli, accusé de crimes de nature sexuelle sur une personne mineure reprendra le 12 mai, mais la défense présentera une requête d’ici là qui sera débattue le 24 mars.

Cette requête vise à contrer une objection déposée par la procureure de la Couronne, Me Marie-Pierre Chicoine-Côté, à propos de certaines questions posées par l’avocate de l’accusé, Me Caroline Bérubé.  

Le procès a débuté par le témoignage de la plaignante, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.

Elle a raconté qu’elle allait souvent chez l’accusé quand elle était enfant parce que sa mère était amie avec la conjointe de l’accusé.

Elle mentionne que les gestes ont eu lieu sur le lazy-boy, dans le salon. « C’était sous forme de jeux. Il me disait de brasser son pénis pour le faire rallongé et que de l’eau allait sortir. C’était devenu une habitude. Ça se faisait en douceur, sans violence ».

La plaignante a ajouté qu’elle se souvenait qu’il lui avait demandé de mettre son pénis dans sa bouche. « Je raconte ce qui est clair dans ma tête. J’obéissais. Je ne savais pas ce qu’était une érection. Je ne savais rien de la masturbation. Quand j’ai compris, j’ai eu peur et honte », a-t-il affirmé.

« Je ne peux pas dire le nombre de fois »

Les événements se seraient produits entre le 4 janvier 1983 et le 31 décembre 1986 à Mont-Joli. « Je ne peux pas dire le nombre de fois, mais c’était chaque fois qu’on allait chez lui et qu’il était là », a précisé la plaignante, qui avait entre quatre et 10 ans au moment des gestes allégués.

Une fois le contre-interrogatoire de la victime présumée terminé, le ministère a annoncé un deuxième témoin.

Le palais de justice de Rimouski. (Photo Le Soir.ca- Alexandre D’Astous)

La preuve de la défense suivra celle du ministère public. L’accusé devrait témoigner et au moins une autre personne.

Le procès est entendu par la juge de la Cour du Québec, Annick Boivin.

Procès de quatre jours dans un autre dossier

Dans un autre dossier avec une plaignante différente, Ronald Audet fait face à deux chefs d’accusation d’attentat à la pudeur et un de grossière indécence.

Le vocable attentat à la pudeur n’existe plus aujourd’hui. Il a été remplacé par celui d’agression sexuelle, mais les accusations doivent être celles qui étaient en place au moment des gestes reprochés.

Dans cette affaire, un procès de quatre jours se tiendra du 19 au 22 mai.

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