Urgence de Mont-Joli : La Mitis amorce une mobilisation
Réduction des heures d’ouverture depuis janvier dernier
La réduction des heures d’ouverture de l’urgence mineure de Mont-Joli suscite une vive réaction des élus de La Mitis, qui amorcent, quelques jours après que la ministre de la Santé eut confirmé que le recours aux médecins dépanneurs n’était pas possible, une mobilisation régionale pour défendre l’accès aux soins de leur population.
Depuis le 17 janvier dernier, l’urgence mineure du Centre hospitalier de La Mitis ferme ses portes à 16 h au lieu de 20 h les samedis et les dimanches, en raison de l’absence de médecins disponibles.
Une situation qui ne répond pas aux besoins de la population et qui compromet l’accès aux soins de première ligne.
« On ne choisit pas le moment où l’on tombe malade. Une urgence mineure qui ferme à 16 h, et parfois même dès 15 h lorsqu’elle est complète, ne correspond pas à la réalité des besoins de notre communauté. La population de la MRC de La Mitis n’est pas une population de second rang. Nous avons droit à des services de santé de qualité, comparables à ceux offerts ailleurs au Québec », affirme le maire de Mont-Joli, Martin Soucy.
Tout récemment, la ministre de la Santé du Québec, Sonia Bélanger, a informé le député de Matane – Matapédia et de La Mitis, Pascal Bérubé, que l’urgence de Mont-Joli ne serait pas admissible au soutien de dépannage du Comité national du mécanisme de garde (CNMQ), sous prétexte que les absences des médecins étaient prévisibles.
« Il s’agit d’une décision lourde de sens qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la reconnaissance de notre situation particulière », ajoute le maire de Mont-Joli.
Cellule politique régionale
Le maire de Mont-Joli souligne que, depuis le début de cette situation et jusqu’à aujourd’hui, les élus de La Mitis ont agi de manière responsable en utilisant les mécanismes prévus et en sollicitant formellement l’intervention des autorités de santé.
La réponse reçue ne répond toutefois pas aux attentes de la région. Devant l’absence de solution satisfaisante, La Mitis franchit donc une nouvelle étape en mettant en place une cellule politique régionale chargée de coordonner les actions et de défendre activement le maintien des services.
Les élus des 16 municipalités de La Mitis se préparent à mobiliser la population pour réclamer un accès équitable et durable aux services de santé.

« La santé n’est pas négociable. Nous refusons que notre région soit traitée comme une variable d’ajustement administrative. Lorsque l’urgence mineure ferme à 16 h, ce sont des familles, des aînés et des travailleurs qui se retrouvent sans solution locale. Nous demandons à la ministre de prendre acte de la situation réelle vécue sur notre territoire et d’agir rapidement pour rétablir des heures d’ouverture adéquates à l’urgence mineure. Nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement, mais nous attendons des gestes concrets. La Mitis se tient debout, et nous défendrons l’accès équitable aux soins avec détermination », ajoute le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis.
Inquiétudes
Ce n’est pas la première fois que les élus de La Mitis doivent intervenir pour défendre l’accès aux services d’urgence à Mont-Joli. En décembre 2024, une première vague de compressions avait entraîné une réduction des heures d’ouverture, suscitant une mobilisation régionale.
Les heures avaient finalement été rétablies en avril 2025, au grand soulagement de la population et des élus des 16 municipalités, d’autant plus que plusieurs craignaient alors qu’une mesure présentée comme temporaire ne devienne permanente.
La situation actuelle ravive ces inquiétudes et renforce la détermination des élus à exiger des garanties claires quant à la stabilité des services.
La Ville de Mont-Joli et la MRC de La Mitis réitèrent leur entière collaboration avec le gouvernement et les autorités de santé afin de trouver des solutions concrètes et durables pour garantir un accès équitable aux soins.

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