Meurtre à Mont-Joli : les dates du procès attendues
Elles pourraient être fixées ce lundi 2 mars au palais de justice de Rimouski
Les procédures concernant quatre des cinq accusés du meurtre au 2e degré (sans préméditation) d’André Bourgoin, survenu le 7 septembre 2024 à Mont-Joli, se poursuivent en vue d’un procès commun, dont les dates pourraient être fixées ce lundi 2 mars au palais de justice de Rimouski.
En décembre, le juge Carl Thibault a adressé certaines demandes préliminaires aux avocats des quatre accusés, Bernard-Briand Lewis-Philipps, Patrick Francis, Zachary Dryden et Jerred-Xavier Taylor ainsi qu’au procureur de la Couronne, Me Philippe Vallières-Roland.
Le contenu des discussions est frappé par une ordonnance de non-publication. On laisse entendre que le procès devrait durer plusieurs semaines.
Lewis-Philipps, Francis, Dryden et Taylor sont accusés de meurtre au 2e degré et de port d’une arme dans un dessein dangereux. Ils ont été cités à leur procès au terme de leur enquête préliminaire commune, le 24 octobre dernier.
Comme c’est généralement le cas au stade de l’enquête préliminaire, le contenu des témoignages et l’identification des témoins sont frappés par une ordonnance de non-publication afin de ne pas corrompre le procès à venir qui se tiendra devant un jury.
Les quatre accusés ont renoncé à leur enquête sur remise en liberté. Ils seront donc détenus pour l’ensemble du processus judiciaire.
La détention préventive purgée avant l’imposition d’une sentence compte à 1,5 jour par jour purgé. Ils sont détenus depuis leur arrestation en septembre 2024.
Le seul accusé francophone, William Keita, qui est aussi le seul à avoir convaincu un juge de le remettre en liberté pendant les procédures, est le seul à contester sa citation à procès sur le chef de meurtre au 2e degré.
Son avocat, Me Martin Latour, fera connaître ses arguments au juge Yves Desaulniers, le 8 janvier.
C’est le juge qui devra décider si le ministère public représenté a suffisamment de preuve pour soutenir une accusation de meurtre au 2e degré ou plutôt d’homicide involontaire.
Les policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés à intervenir le 7 septembre 2024, vers 11 h 45, dans une résidence de la rue Aubin.

À leur arrivée sur les lieux, ils ont retrouvé un homme grièvement blessé. Il a été conduit à l’hôpital où son décès a été constaté.
Les policiers ont arrêté des suspects sur l’autoroute 20, un peu plus tard, dans la journée dans le secteur de Rimouski.
Victime liée aux Hells Angels
La victime, André Bourgoin, 46 ans, a été identifié comme un dirigeant du réseau de Mont-Joli lors de l’importante opération policière contre le trafic de stupéfiants reliés aux Hells Angels, l’opération Oursin, menée en 2019.
Cette enquête d’envergure visait un réseau de trafic de drogues opérant dans l’Est-du-Québec et au Nouveau-Brunswick.
Elle avait mené à l’arrestation de 32 personnes et mobilisé près de 150 policiers, en plus de la saisie d’importantes quantités de stupéfiants, d’argent comptant et d’armes à feu.
En 2021, Bourgoin avait été condamné à une peine de 54 mois d’emprisonnement après avoir reconnu sa culpabilité à des accusations de trafic et de complot. Il avait toutefois déjà purgé une partie de sa sentence en détention provisoire.
Selon la preuve présentée lors des procédures judiciaires, André Bourgoin avait dirigé le réseau de Mont-Joli du 29 novembre 2018 au 14 février 2019.
Avec l’aide d’Alexandre D’Astous

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