Crise en Iran : le prix de l’essence pourrait être affecté
À surveiller dans les prochaines semaines pour les automobilistes
Les frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont provoqué une onde de choc sur les marchés internationaux, au point où le prix de l’essence pourrait grimper sensiblement dans les prochaines semaines pour les automobilistes.
Dès l’ouverture des marchés, lundi, le baril de Brent a bondi de près de 10 %, frôlant les 80 $ US.
Avant même la reprise des échanges, plusieurs analystes prévoyaient déjà une hausse oscillant entre 5 % et 15 %. Certains jugent plausible un scénario où le baril atteindrait les 100 $ à court terme.
Selon des experts, une telle envolée se traduirait par une augmentation de 20 à 30 cents le litre à la pompe.
Point névralgique sous tension
Au cœur des inquiétudes se trouve le détroit d’Ormuz, un corridor maritime stratégique d’une cinquantaine de kilomètres de largeur situé entre l’Iran au nord et les Émirats arabes unis au sud.
Chaque jour, environ 21 millions de barils de pétrole, soit près de 20 % de la consommation mondiale, y transitent.
Selon plusieurs médias internationaux, deux pétroliers auraient été frappés par des missiles au cours de la fin de semaine. De nombreux navires commerciaux sont demeurés immobilisés à l’entrée du passage en attendant une accalmie.

Les coûts d’assurance exigés aux transporteurs maritimes ont aussi fortement augmenté dans les derniers jours, ce qui incite plusieurs compagnies à garder leurs navires à quai malgré l’absence de fermeture officielle du détroit.
Marché interconnecté
Même si le Canada et les États-Unis figurent parmi les grands producteurs mondiaux et importent peu de brut du Moyen-Orient, ils ne sont pas à l’abri des contrecoups.
Puisque le marché pétrolier mondial est interconnecté, les fluctuations du prix du brut se répercutent rapidement sur les prix au détail.
Si les tensions persistent ou s’intensifient, la flambée envisagée pourrait donc n’être qu’un début.

Par 