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Éducation

UQAR : enquête externe sur le programme en psychosociologie

Expériences difficiles ou traumatisantes vécues par des étudiants
L’UQAR (Photo courtoisie Lou-Ann D’Astous)

Le baccalauréat en psychosociologie des relations humaines de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) fait actuellement l’objet d’une enquête externe, déclenchée à l’automne dernier après la réception de nouvelles informations concernant le programme.

Comme le rapporte La Presse, ce baccalauréat créé il y a 25 ans et unique au Québec forme des professionnels de l’intervention et de l’accompagnement auprès d’individus et de groupes.

Le programme combine études des relations humaines, communication et développement organisationnel, avec des débouchés dans les services sociaux, communautaires ou en coordination de projets.

Plusieurs anciens étudiants indiquent que des cours les amenaient à explorer leur vie personnelle, y compris des expériences difficiles ou traumatisantes.

Les activités comprenaient des journaux de bord, des cercles de parole et l’exploration de l’histoire familiale, parfois décrites comme émotionnellement éprouvantes.

Certains témoignages mentionnent également la participation à des activités rituelles ou symboliques, issues de traditions autochtones ou inspirées du chamanisme.

Déjà des préoccupations

Comme l’explique La Presse, ces pratiques avaient déjà soulevé des préoccupations en 2009, lorsque des psychiatres du Bas-Saint-Laurent avaient dénoncé des expériences jugées potentiellement déstabilisantes.

Malgré ces alertes, certains enseignants affirment que des méthodes similaires ont perduré jusqu’à aujourd’hui.

D’anciens chargés de cours soulignent aussi que les étudiants étaient encouragés à « s’ouvrir sur leur vécu », mais qu’un suivi adéquat faisait parfois défaut, entraînant des difficultés psychologiques.

L’UQAR assure qu’elle prend toute situation signalée au sérieux et rappelle qu’une révision du programme avait été amorcée en 2014 et finalisée en 2017.

La nouvelle enquête externe vise à examiner les préoccupations récemment rapportées. L’établissement n’a pas précisé la nature exacte de ces informations, mais affirme qu’elles ne proviennent pas d’étudiants.

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