Kathy Roy peut enfin vivre une vie normale
Opérée aux États-Unis en novembre dernier
La vie de Kathy Roy a complètement changé depuis qu’elle s’est rendue aux États-Unis, en novembre dernier, pour subir une opération pour un prolapsus (une descente d’organes). Après avoir subi l’enfer pendant 14 ans, elle peut enfin vivre normalement.
« Je n’ai plus aucune douleur. C’est extraordinaire, c’est un miracle. C’est comme si je recommençais à vivre. Je vois la vie en couleur au lieu de la voir en noir et blanc », exprime madame Roy.
La Rimouskoise vivait avec des douleurs intenses constantes depuis sa première grossesse. Après la naissance de son deuxième enfant, sa paroi vaginale était descendue de 18 centimètres à l’extérieur de son corps. Elle s’est donc fait installer deux prothèses vaginales.
Malgré l’intervention, les douleurs ont persisté. Après de nombreuses tentatives infructueuses pour améliorer sa situation, Kathy Roy a trouvé sur Facebook la page L’Expérience Ameshée et découvert que d’autres femmes vivaient la même chose qu’elle. Un médecin américain spécialisé dans ce type de problème, le Dr Dionysios Veronikis, permet à ses patientes de retrouver une meilleure qualité de vie.

Madame Roy s’est rendue à Saint-Louis, aux États-Unis, entre le 16 novembre et le 3 décembre, avec une accompagnatrice. Le Dr Veronikis lui a expliqué que les deux mèches qu’elle s’était fait installer au Québec n’avaient pas tenu.
« Il a tout enlevé, mais il ne savait pas comment j’allais me rétablir. Il m’a dit que j’avais un prolapsus grave. Il fait une opération à la fois, donc il voulait m’ajouter des mèches seulement un an plus tard. Je me suis sentie en sécurité et écoutée. Pour que je sois capable de recommencer ma vie, il a fait une reconstruction. Ça pourrait être permanent comme temporaire. On va voir au fil du temps. »

La Rimouskoise se donne un an pour voir comment la situation va évoluer et si une autre opération est nécessaire.
« Si j’ai besoin, je vais y retourner. Je sais qu’il y a une solution si ça revient. Avant, je n’en voyais pas. Il n’y avait rien au Québec pour moi. C’est du plastique qu’ils te mettent dans le vagin. Dans mon cas, c’était tout emmêlé avec les tissus profonds dans mon corps. J’ai perdu confiance en ce qui est offert ici. Il y a du chemin à faire au niveau des connaissances », dit-elle.
Nouvelle vie
Depuis son retour des États-Unis, Kathy Roy sent qu’elle reprend le contrôle sur sa vie et qu’elle peut enfin recommencer à faire les choses qu’elle aime. L’éducatrice spécialisée en milieu scolaire est retournée au travail à temps complet après la semaine de relâche.
« Je suis allée à Québec récemment et je n’ai pas eu besoin d’arrêter parce que j’avais mal partout. J’ai pu magasiner une journée complète avec ma fille. Je vois juste du positif. Je dois m’habituer à ne pas dire non. Avant, je ne pouvais rien faire à cause de mes douleurs. »

L’opération de Kathy Roy n’est pas couverte par la Régie de l’assurance maladie du Québec. Elle et sa famille ont dû débourser autour de 60 000 $. Une campagne de sociofinancement sur la plateforme GoFundMe a permis de récolter 12 765 $ sur un objectif de 20 000 $.
« Il a fallu que j’emprunte et je dois sortir mes REER. Il y a le stress financier qui vient avec ça, mais ça vaut la peine pour avoir une belle qualité de vie », conclut celle qui conseille aux femmes qui ont un prolapsus de bien s’informer avant de se faire traiter.

Par