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La bouchère de Trois-Pistoles en vedette dans un documentaire

Ce samedi, 22 h 30, sur ICI TÉLÉ et sur ICI TOU.TV
Renée Leblanc-Paulin dans sa boucherie de Trois-Pistoles. (Photo courtoisie David Ouellet)

L’artisane bouchère Renée Leblanc-Paulin, propriétaire de la Boucherie Centre-Ville de Trois-Pistoles, fait l’objet d’un documentaire qui sera présenté sur ICI TÉLÉ et sur ICI TOU.TV le 21 mars prochain à 22 h 30.

Le documentaire La bouchère de Trois-Pistoles réalisé par Karine Lamontagne et produit par Tapis Rouge Films offre un regard puissant et éclairant sur l’avenir de la viande locale au Québec et sur les femmes qui transforment ce milieu de fond en comble.

Renée Leblanc-Paulin a fait un choix radical, celui de travailler uniquement avec des carcasses locales entières qu’elle et son équipe débitent chaque semaine dans sa boucherie à Trois-Pistoles.

« À 16 ans, j’ai dit à ma mère que j’allais passer un an sur la ferme de mon père. Je n’ai jamais voulu repartir. Mon père avait une ferme de cerfs rouges et une petite boucherie où on faisait le débitage des orignaux et des bœufs des producteurs de la région. C’est comme ça que je suis tombé en amour avec le terroir et que j’ai développé des liens avec les producteurs. C’était important pour moi de connaître leur réalité. Ça m’a toujours touchée, même pendant mon adolescence », raconte-t-elle.

Renée Leblanc-Paulin (Photo courtoisie Davis Ouellet)

C’est au contact des producteurs agricoles que madame Leblanc-Paulin développe son amour de la boucherie et la vitalité du territoire.

« Je travaillais dans une fromagerie à Amqui après avoir fait mon cours en transformation des aliments à l’ITA de La Pocatière. La boucherie était à vendre à Trois-Pistoles. J’ai décidé de l’acheter ».

Une démarche collective pour un modèle viable

La bouchère de Trois-Pistoles suit la lutte de ces femmes engagées à bâtir un modèle durable, malgré les embûches bien réelles liées à l’élevage, à l’abattage, à la transformation et à la distribution de la viande locale.

Renée Leblanc-Paulin a décidé de transformer des carcasses locales entières, ce qui ne se faisait presque plus, il y a 10 ans.

« La bouchère de Trois-Pistoles » est réalisé par Karine Lamontagne. (Photo courtoisie)

« Ça n’existait presque plus. Je démontre que mon modèle est rentable. En maximisant la carcasse, en valorisant chacune des pièces, on réussit à rentabiliser le bœuf et à arriver à des prix compétitifs. Pour ça, il ne faut pas juste donner de la valeur aux faux-filets et à la bavette, mais tous les morceaux qu’on peut sortir », explique-t-elle.

En lien avec ses valeurs

Procéder de cette façon demande du courage, du savoir-faire et une grande discipline. Il s’agit d’un acte cohérent avec les valeurs de madame Leblanc-Paulin qui veut respecter l’animal, soutenir les éleveurs de sa région et redonner du sens à ce qu’on mange.

« Pour moi, la vitalité du territoire est dans les rangs et dans les petites fermes qui s’y trouvent. Nous avons perdu tous les abattoirs de proximité. Il faut nous permettre d’abattre, de transformer et de vendre sur place », poursuit celle qui est devenue actionnaire de l’abattoir du Groupe ADEL à Luceville en 2024.

Le film met en lumière des solutions concrètes et démontre qu’un changement est possible lorsque des communautés décident d’agir ensemble.

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