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UQAR : la grève contre l’austérité se poursuit

Mouvement d'une semaine avec possibilité de reconduction
Des étudiants de l’UQAR sur une ligne de piquetage (Photo Le Soir.ca- archives)

L’Association générale étudiante du campus à Rimouski (AGECAR) poursuit sa grève contre l’austérité, conjointement à 55 000 personnes étudiantes aux études supérieures partout au Québec. Ce mouvement d’une semaine, entamé le 23 mars dernier avec possibilité de reconduction, répond à l’appel de la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES).

« Nous dénonçons le sous-financement chronique des universités et des cégeps québécois, les décisions impromptues, irréfléchies et dommageables prises sous bâillon et clauses dérogatoires à l’Assemblée nationale causant l’effritement du filet social », lance l’AGECAR par voie de communiqué.

L’AGECAR réclame un financement des services de santé, des organismes sociaux et du secteur communautaire, une réforme et du financement des programmes de bourses, d’aide financière et des ressources qui soient à la hauteur du coût de la vie et l’investissement dans le logement social afin de pallier à la crise du logement.

La grève sert aussi à s’assurer de la salarisation de tous les stages, permettant la revalorisation des milieux traditionnellement et historiquement féminins qui forment le filet social, le désinvestissement des institutions dans l’industrie de l’armement et de la guerre ainsi que la fin de l’instrumentalisation des étudiants internationaux comme moyen de financement des universités québécoises.

Des étudiants dans la précarité

Selon l’organisation, un trop grand nombre de personnes étudiantes au Québec vit dans la précarité.

« Dans un contexte de crise du logement et de hausse du coût de la vie et du panier d’épicerie, plusieurs personnes étudiantes n’ont d’autre choix que d’avoir recours à des banques alimentaires et d’occuper, malgré elles, plusieurs emplois de subsistance et peinent à répondre à leurs besoins de base. La population étudiante de l’UQAR ne se sent pas valorisée ni représentée par la classe politique, et ce, même si elle constitue la relève de plusieurs secteurs clés dans l’est de la province comme l’éducation, les soins de santé et de services sociaux ou les sciences environnementales », poursuit-on.

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