Rimouski : Le Phare franchit le cap des 1 000 inscriptions
Le Groupe DTM se dit « touché et motivé »
Malgré l’opposition manifestée par un groupe de citoyens, le projet immobilier Le Phare, au centre-ville de Rimouski, suscite un fort engouement. Plus de 1 000 personnes auraient déjà manifesté leur intérêt à y aménager en seulement quatre mois, selon son promoteur, le Groupe DTM.
Dans une publication sur sa page Facebook, la direction se dit « touchée et motivée » par cet intérêt marqué pour un projet qui en est toujours au stade préliminaire.
Selon les plans déposés à la Ville de Rimouski, le Groupe DTM souhaite construire une tour de 17 étages comprenant 140 logements, un projet évalué entre 40 et 50 M$.
L’immeuble serait érigé sur le grand stationnement situé entre la Caisse Desjardins de Rimouski, sur la rue Julien-Réhel, et le Pôle Santé Rimouski, sur la rue Saint-Germain Est.
« Cet engouement confirme qu’il y a un réel intérêt pour un milieu de vie distinctif, ambitieux et rassembleur à Rimouski. Merci sincèrement à toutes les personnes qui suivent le projet, posent leurs questions, partagent leurs commentaires et s’inscrivent pour en savoir plus. Le Phare continue d’avancer, et nous avons bien hâte de vous partager la suite », peut-on lire.
La hauteur à décider
Pour aller de l’avant, la Ville de Rimouski devra modifier sa réglementation afin de permettre une hauteur maximale de 53,2 mètres.
Les élus devraient se prononcer lors de la prochaine séance du conseil municipal, prévue en avril.
Le premier projet de règlement a été adopté à la majorité, et non à l’unanimité, le 9 mars dernier. Les conseillers Alain Martineau (Bic) et Élise Gagnon (Saint-Germain) ont voté contre, se disant favorables au projet, mais opposés à la hauteur proposée.

« La hauteur fait réagir. Ce n’est pas tant le projet ou le lieu. Les gens ne sont pas habitués à voir des tours apparaître. Même le projet Angus a fait cligner des yeux plusieurs personnes. Il va falloir s’y habituer, parce que c’est la nouvelle façon de développer dans les villes, pas seulement à Rimouski. Le développement va maintenant se faire de l’intérieur, là où les infrastructures sont déjà présentes. Il faut redévelopper à même le centre-ville. C’est un projet qui cadre dans les orientations de la Ville », commentait la mairesse suppléante, Julie Carré, au lendemain de la séance du 9 mars.
Clientèle visée : pas un débat
Même si la clientèle visée fait partie des préoccupations soulevées par certains opposants, le maire de Rimouski, Guy Caron, rappelle que cet élément ne fait pas partie de l’analyse des élus.
« De par la loi, si un projet respecte la réglementation, on ne peut pas dire non. Le fait que ça s’adresse à une clientèle ou à une autre, à moins que ce soit un projet subventionné, ce qui n’est pas le cas ici, ce n’est pas une question qu’on peut prendre en compte pour l’attribution d’un permis ».

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