« Notiskouan » : une histoire innue sur l’île d’Anticosti
Gérald Garon vient de publier son cinquième roman
L’auteur rimouskois Gérald Garon vient de faire paraître son cinquième roman Notiskouan. Cette fois-ci, il amène les lecteurs dans le décor de l’île d’Anticosti.
Notiskouan réfère à l’ancienne désignation de l’île par le peuple innu qui signifie « l’endroit où on chasse l’ours ». L’ancien professeur d’histoire au Cégep de Rimouski situe encore son récit dans un contexte historique. Cette fois-ci, l’action se déroule à l’époque de la Seconde Guerre mondiale.
« C’est l’histoire d’un jeune innu qui vient de la réserve de Nutashkuan située à côté de Natashquan. Il entre dans l’Armée canadienne et postule pour les Forces spéciales. Il a participé à des campagnes militaires et était à la fois éclaireur et tireur d’élite. Un jour, il a été blessé et capturé par des fondamentalistes musulmans », explique l’auteur.

Après avoir été sauvé par les commandos américains, il est mis à la retraite et retourne chez lui.
« Par une circonstance particulière, sa famille possède un lot à bois sur l’île d’Anticosti. Il décide d’aller au chalet pour se remettre en forme. Le lot est situé à côté de la pourvoirie Safari Anticosti où une Innue de son âge travaille. Ils commencent une relation. Malgré eux, ils se trouvent engagés dans une histoire de néonazis qui veulent récupérer un trésor caché sur Anticosti lors de la Deuxième Guerre mondiale », indique monsieur Garon.
Plusieurs contextes historiques
Leur objectif est d’utiliser ce trésor pour créer un coup d’État et renverser le gouvernement de la République démocratique allemande.
« Un tel complot a effectivement été découvert en 2022 par le gouvernement allemand. Les principaux conjurés ont été jugés et sont présentement en attente de leur sentence. J’ai lié plusieurs contextes historiques pour bâtir ce roman. Je raconte l’histoire d’Anticosti à partir de sa découverte et je parle de son développement jusqu’à aujourd’hui à travers l’histoire de mon héros. »
Le sous-titre du roman Le trésor nazi, rappelle, selon Gérald Garon, qu’entre 1936 et 1939 les Allemands ont tenté d’acheter l’île pour en faire l’exploitation forestière.
« Selon les journaux et plusieurs politiciens canadiens, leur but véritable était d’y établir une base navale pour contrôler la navigation sur le Saint-Laurent et une partie de l’Atlantique Nord, compromettant ainsi l’assistance à l’Angleterre et à la France que les nazis avaient projeté d’envahir », dit-il.
Communauté innue
Avec cette histoire, l’auteur de 81 ans qui a possiblement écrit son dernier roman, a voulu apporter sa contribution à l’essor actuel à la communauté innue.
« Comme historien, je me disais que les peuples autochtones avaient été plutôt maltraités par les blancs. Moins qu’aux États-Unis, mais quand même. J’ai voulu apporter ma modeste contribution à la connaissance que nous avons d’eux. Je suis particulièrement fier d’avoir choisi ce sujet. »
Publié aux Éditions du Tullinois, Notiskouan est disponible dans les librairies dès maintenant. Gérald Garon sera présent au Salon du livre de l’Abitibi, à Val-d’Or, en mai prochain.
Dans quelques mois, son roman « Terre ancienne » sortira en version anglaise. Ce dernier ainsi que « La dernière glaciation » connaissent présentement un grand succès en Europe francophone.

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