Les chemins des zecs fragilisés par le dégel
Ernie Wells en discute avec Myriam Bergeron
Le dégel printanier fragilise les chemins forestiers, dont ceux du réseau des territoires fauniques des 63 zecs qui consacrent entre 3 M$ et 4 M$ pour leur entretien, incluant une signalisation adéquate, les niveler et les drainer, afin de les rendre carrossables et sécuritaires.
Malheureusement, ces territoires gérés par des bénévoles ne peuvent entretenir tous les chemins forestiers, à même les revenus des activités récréatives, de plein air, de chasse, de pêche, de trappage et des frais de circulation aux usagers.
« Nous devons sensibiliser davantage nos usagers à un bon comportement en période de dégel, et de notre capacité limitée d’entretenir les chemins. Car depuis les deux dernières années, nous connaissons une diminution financière des apports financiers gouvernementaux pour entretenir les chemins » prévient la directrice générale du Réseau Zec, Myriam Bergeron, en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».
Les employés et bénévoles de tous les territoires s’activent sur le terrain pour entretenir les chemins et actualiser l’information, afin que chacun puisse planifier ses déplacements en toute sécurité.
« Les usagers consultent l’onglet « Conditions routières » sur le site Web de leur zec pour connaître l’état des chemins. Des mises à jour sont effectuées au quotidien. Certaines routes peuvent être temporairement fermées ou plus difficiles d’accès », indique madame Bergeron.
Certanies régions sont plus problématiques que d’autres. Les sols de surface ou les substrats ne sont pas les mèmes partout.
Dans l’est de la province, les chemins forestiers sont sur fond de terre, larges et bien drainés. En Mauricie, ou en Outaouais, la couche superficielle du chemin est généralement sablonneuse et fragile.
Comme d’autres sont sur fond de terre noire, très vulnérables au dégel, et parfois argileuse ce qui freine l’absorption de l’eau.
Les zecs ne sont pas responsables
Les usagers croient à tort que la responsabilité des frais d’entretien des chemins reviennent aux zecs elles-mêmes, qui sont à but non lucratif.
« Nous assurons la gestion du territoire et de sa faune, mais on ne peut pour l’entretien tous les chemins forestiers. Les zecs ne sont pas responsable de l’ensemble de la voirie forestière, en tenant compte de l’immensité́ des territoires et des ressources financières disponibles », précise Myriam Bergeron.

Que les usagers se le disent. Pas de chance à prendre. Si un véhicule passe dans un nid de poule, fait une crevaison, brise une jante, déforme la suspension ou brise la carrosserie, bref, en raison du mauvais état du chemin, aucune zec n’est responsable.
« En reconnaissant les limites de leur mandat et de leurs moyens financiers, la Loi prévoit une exonération de responsabilité́ pour les zecs quant aux dommages causés par l’état des chemins forestiers ».
On peut entendre et réentendre cette entrevue avec Myriam Bergeron en cliquant sur le lien ci-dessus.

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