Traverse Rimouski-Forestville : le navire devrait arriver en juillet
Pour un retour du service au début août
Le projet de relance de la traverse entre Rimouski et Forestville a franchi une étape déterminante, au cours des dernières semaines, alors que le promoteur Louis-Olivier Carré a conclu le contrat d’achat du navire qui assurera la liaison maritime. L’objectif est maintenant de ramener le service au début août.
L’échéancier du mois de juin a dû être revu en raison d’ajustements financiers et de la mise aux normes canadiennes.
« Le bateau entrera en chantier le mois prochain. Mon souhait est qu’il parte de Grèce le 15 juin pour arriver à Rimouski le 15 juillet et qu’on commence à traverser le 1er août. Nous avons des délais avec notre vendeur que nous devons respecter. On ne pourrait pas se permettre de le laisser là-bas parce que ça coûterait 350 000 euros pour les mois de septembre à mars », indique le président-directeur général des Industries Rilec.
Ce dernier explique que l’entente visant l’acquisition du traversier a été entérinée par des cabinets d’avocats du Canada et de la Grèce, d’où provient le navire.
Cette formalité juridique était jugée essentielle afin de sécuriser la transaction et permettre la poursuite des travaux préparatoires avant son éventuel transfert vers le Québec.
Selon monsieur Carré, cette avancée s’ajoute à une série d’étapes réalisées depuis le dépôt complet du projet auprès du gouvernement du Québec, en décembre dernier. Les autorités ont d’ailleurs en main l’ensemble des documents nécessaires pour formuler une recommandation aux élus.
Parmi les éléments remis figurent notamment un plan d’affaires détaillé, un modèle financier révisé, des prévisions financières, des estimations d’achalandage ainsi que plusieurs lettres d’appui provenant de partenaires économiques.
Aller de l’avant sans Québec
Le président-directeur général des Industries Rilec confirme avoir investi 2 M$, jusqu’à maintenant, dans le projet et se chargera de l’achat du navire d’une valeur de 15 M$.
Le promoteur souhaite toujours obtenir 9 M$ de Québec pour la mise aux normes des infrastructures portuaires, à Rimouski et à Forestville, ce qui permettra aux camions de monter à bord du traversier.
Louis-Olivier Carré soutient toutefois que le projet ira de l’avant, même sans le soutien financier du provincial.
« Tout serait fonctionnel. Les rampes sont là, mais le seul problème serait qu’on pourrait seulement accueillir les automobiles. Ça ne nous empêcherait pas de commencer. Nous restons positifs. Il ne reste pas grand-chose à faire pour dénouer l’impasse. L’appui du gouvernement est le dernier élément qui manque. »

Monsieur Carré veut tout de même poursuivre ses démarches auprès des instances gouvernementales parce qu’il demeure convaincu que la relance de la traverse est une solution rapide et complémentaire au réseau maritime existant.
Le plan demeure de prioriser un service fiable, sécuritaire et durable dès son entrée en fonction, même si cela implique de prendre davantage de temps avant le lancement officiel.
Études techniques menées
Louis-Olivier Carré souligne que différentes études techniques ont été menées avec succès dans les derniers mois. Des analyses de navigabilité, d’amarrage et de simulation de manœuvres ont permis de valider la faisabilité des opérations prévues aux quais de Rimouski et de Forestville.
« Il y avait des interrogations parce que c’est un bateau qui est deux fois la grosseur de ce que nous avions avant avec le CNM Évolution. Ces études devaient être faites. Il a aussi fallu valider son état quand il fera mauvais. La sécurité est très importante. Toutes les opérations ont été réussies haut la main », explique-t-il.
Le promoteur s’est récemment rendu en Grèce afin de superviser les travaux de préparation et se familiariser avec le navire. Le processus de certification avec Transport Canada est enclenché.
La Ville de Rimouski a confirmé un soutien de 500 000 $ pour la relance en plus d’une couverture potentielle de déficit d’opération de 300 000 $ par année.
Elle doit d’abord obtenir du gouvernement provincial une exemption de la Loi sur l’interdiction de subventions municipales. Le maire Guy Caron a confiance d’avoir une réponse positive étant donné qu’il s’agit d’un service public.

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