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Chasse et pêche

Enfin « Handicapêche » pour chasser et pêcher sans limites

Que la passion faunique soit accessible à tous
« Notre mission? Que la passion de la chasse et de la pêche soit accessible à tous et partager « Handicapêche » aux organismes qui voudront emboîter le pas », dit le concepteur, Jérôme Bibeau. (Photo courtoisie FDPPMA 66)

« Imaginez un matin tranquille, la brume se lève sur un lac. L’odeur de la forêt est enveloppante, le bruit de l’eau sur les roches et le huard se font entendre. Ce moment simple et accessible, est souvent un rêve, inaccessible » pour une personne en fauteuil roulant ou en situation d’handicap physique.

Ces paroles sont celles de Caroline Lessard, directrice générale de l’Association des personnes handicapées du comté de Maskinongé à Louiseville, en Mauricie, qui présentait le projet « Handicapêche » au congrès de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP).

L’organisme a remporté le grand prix de 5 000$ du programme « Dragons de la relève », qui décerne des bourses de soutien à de nouveaux projets fauniques.

Jérôme Bibeau, est un agent de développement de l’association, et le concepteur d’Handicapêche.

On devine que c’est un projet en lien avec la pêche. Mais c’est plus qu’une journée sur un lac. C’est le partage d’une passion.

« Notre mission? Que la passion de la chasse et de la pêche ne connaisse aucunes limites et soit accessible à tous. Ce n’est pas évident, faire monter une personne en fauteuil roulant dans une chaloupe en forêt ou une cache de chasse à 15 pied di sol.  L’accessibilité est le fer de lance. Pour y arriver, les équipements doivent être adaptés en conséquence. Pontons et des chaloupes stabilisés, des sites d’affût aménagés, des supports de cannes adaptés ou des appuis pour les armes. Tout sera pensé pour que le handicap disparaisse au profit de l’adrénaline de la récolte », explique Jérôme Bibeau, en entrevue exclusive à « Rendez-Vous Nature »

Chasser et pêcher avec un handicap physique

« Handicapêche », c’est trois jours et deux nuits en pourvoirie pour 4 à 6 personnes vivant avec un handicap physique.

Les participants pourront non seulement pêcher, mais aussi s’ouvrir à l’univers de la chasse. Soit au printemps pour la chasse à l’ours ou l’automne aux petits gibiers.

Le concepteur d’Handicapêche, Jérôme Bibeau (Photo courtoisie)

Comme je disais, « Handicapêche », c’est plus qu’une journée sur un lac. On ne s’invente pas moucheur en lançant sa soie, c’est pourquoi il y a une formation théorique aussi la collaboration de la Société Mauricienne des Pêcheurs à la Mouche ? 

Ateliers sur la faune, sur les habitats, comportements et reproduction des différentes espèces et gibiers. L’éthique du prélèvement, tester des mouches confectionner lors des ateliers de montage. Préparer et déguster les prises du jour en « shore lunch ».

Relève à former

« Handicapêche », c’est une formation pour une relève qui est carrément sous-représentée dans la communauté des pêcheurs et des chasseurs.

« En créant une expérience positive et valorisante, nous créons de nouveaux ambassadeurs pour la FédéCP. Que ce soient les personnes en situations d’handicaps, mais aussi leurs familles et leurs accompagnateurs. Le projet mobilisera des mentors et des bénévoles, des étudiants en protection de la faune, des pourvoyeurs, des associations et des clubs locaux qui pourront s’impliquer dans le programme « Handicapêche » et découvrir une nouvelle clientèle et être sensibiliser à leurs réalités.

« Notre volonté, partager notre expérience, transmettre nos outils et accompagner ceux qui voudront emboîter le pas. Ce projet pourrait prendre de l’ampleur. Ce que nous bâtissons « Handicapêche », c’est plus qu’une activité, c’est un accès équitable à la nature, porté par une communauté engagée.

On peut entendre et réentendre cette entrevue avec en cliquant sur le lien ci-dessus.

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