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Recharge de plage : Sainte-Luce veut prendre son temps

« Pas question de prendre une décision à la hâte », indique la mairesse Yolande Hould
La plage de Sainte-Luce (Photo Le Soir.ca)

Sainte-Luce veut prendre le temps d’analyser tous les scénarios possibles avant de prendre une décision finale dans le dossier de la recharge de la plage et de la lutte à l’érosion côtière.

Pour la mairesse Yolande Hould, il n’est pas question de prendre une décision à la hâte dans un dossier aussi important sur le plan des changements climatiques, mais aussi pour l’économie de la municipalité dont la plage est le principal attrait.

« Nous avons eu une rencontre au cours des dernières semaines avec le ministère de la Sécurité intérieure (anciennement Sécurité publique) et la FQM pour nous présenter un projet et des solutions », explique madame Hould.

La Municipalité a constaté qu’il y avait des éléments manquants pour lesquels les élus avaient besoin de plus d’informations et d’envisager d’autres solutions.

« Cela permettrait de conserver notre attractivité avec la plage. On doit penser plus loin qu’une simple recharge de plage. On doit protéger les berges et tenir compte d’un nouveau phénomène, la submersion qui fait que lorsqu’il y a des grands vents, il peut y avoir de l’immersion sur la côte », soutient Yolande Hould.

La mairesse souligne que les statistiques démontrent qu’il y a plus de période de grands vents depuis quelques années.

Trois secteurs différents

Trois secteurs différents en termes d’érosion des berges sur le territoire de Sainte-Luce nécessitent probablement des solutions différentes.

« Il y a la plage comme telle à l’ouest à partir du quai, le centre touche davantage les maisons et les chalets. Ensuite, la section plus à l’est se rend jusqu’à l’Auberge de l’Eider. Les besoins de protection sont différents d’un secteur à l’autre. On regarde toutes les solutions possibles ».

La mairesse mentionne que le conseil municipal est conscient qu’il ne peut pas lutter contre les éléments naturels et qu’il faut se protéger du mieux possible en ayant le moins d’impact sur l’environnement.

La Municipalité souhaite regarder une autre solution et voir ce qui se fait ailleurs.

La mairesse de Sainte-Luce, Yolande Hould (Photo courtoisie)

« C’est un dossier qui a été rouvert. L’an passé, il ne s’est rien passé. Le ministère nous demande de prendre position, mais on ne veut pas le faire n’importe comment. Nous sommes conscients de l’impact des décisions qui seront prises. Lorsque nous aurons statué, il y aura une consultation citoyenne parce que ce sont les gens qui vivent le long du fleuve ».

« On doit vraiment s’assurer de prendre les bonnes décisions pour répondre ;a l’ensemble des besoins sécuritaires. Ce n’est pas évident. Ce n’est pas simple, mais on va prendre le temps de faire les choses », affirme madame Hould.

Analyse des solutions

Du côté du ministère de la Sécurité intérieure (MSI), le service des relations médias indique qu’en soutien à la Municipalité de Sainte-Luce, le ministère a mandaté des firmes spécialisées en génie côtier.

Elles réaliseront une analyse de solutions permettant d’identifier la ou les meilleures mesures d’atténuation des risques liés à l’érosion et à la submersion côtières pour le secteur de l’Anse-aux-Coques sur 2,7 km comprenant les trois secteurs identifiés par la mairesse.

« Dans ce contexte, le MSI et la Municipalité sont en discussion relativement aux recommandations découlant de l’analyse et aux préoccupations exprimées par le conseil municipal, notamment sur les différentes variantes de recharges de plage possibles », précise-t-on.

La décision finale d’aller ou non de l’avant avec les scénarios recommandés par les spécialistes appartient à la Municipalité. Elle déterminera le moment opportun pour rendre publique l’information relative aux scénarios par secteurs de l’Anse-aux-Coques qui lui sont recommandés dans le contexte.

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