Le choix de se taire
Stéphane Garneau propose une réflexion sur cette question
Le « bruit » qui nous entoure est omniprésent. Dans les médias et sur Internet, dans les milieux de travail ou à l’école, dans la circulation urbaine ou à la maison, partout, le silence est devenu une denrée rare. Notre attention est constamment sollicitée.
Peut-on arriver à contrer le vacarme, à limiter ses effets néfastes sur la santé, à retrouver un minimum de silence bénéfique dans nos vies ? Stéphane Garneau propose une réflexion sur cette question.
Elle porte principalement sur la surabondance de messages, de nouvelles et d’opinions qui peuvent engendrer une grande anxiété. L’auteur est animateur à la radio de la SRC. Le trop plein d’informations et d’images que chacun reçoit se transforme en pollution, explique-t-il.
Ce « chaos étourdissant » de l’espace numérique serait le deuxième facteur de contamination, juste après la pollution de l’environnement. C’est notre équilibre mental qui serait menacé.
Autant dans les médias professionnels que sur les sites amateurs, ce qu’on nous propose s’alimente beaucoup plus en mauvaises nouvelles qu’en bonnes. Les émotions passent avant les faits. Les contenus à sensations nous interpellent davantage.
Sur Internet, on ne veut rien manquer de ce qui se passe. Ce qui crée un stress permanent pour rester au courant. C’est la surdose! On s’abreuve de fausses nouvelles autant sinon plus que d’informations vérifiées.
Les photos truquées par l’Intelligence artificielle nous rendent méfiants de tout. On butine d’un site à l’autre, en oubliant ce qu’on cherchait au départ. Contrairement au bruit, le silence est propice à la réflexion, à la créativité et au repos. Il améliore la concentration, l’écoute.
Garneau nous en fait prendre conscience. Il nous invite à s’approprier des moments de silence, à profiter au maximum des lieux naturels, pour contrer tous ces bruits ambiants qui nous compliquent l’existence.
Le choix de se taire, par Stéphane Garneau, Réparation XYZ, 2024, 112 pages.

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