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Homicide d’Adrien Allard : Denis Desrosiers écope de six ans

À la suite d'une altercation survenue en février 1979 à Causapscal
Denis Desrosiers (Photo tirée de Facebook)

Denis Desrosiers, 69 ans, qui a plaidé coupable en février dernier à l’homicide involontaire d’Adrien Allard lors d’une altercation survenue le 10 février 1979 vers 19 h 15 à Causapscal, a été condamné à six ans de pénitencier, mardi (2 juin), au palais de justice d’Amqui.

La peine a été imposée par le juge de la Cour du Québec, Jérôme Simard. Elle est le fruit d’une suggestion commune présentée par le procureur de la Couronne, Me Simon Blanchette et l’avocate de l’accusé, Me Claudie Gallant-Bergeron.

Un rapport présententiel a permis de guider le tribunal sur la peine appropriée à imposer à l’accusé, qui avait 22 ans au moment des événements. Le risque de récidive est faible.

Desrosiers n’avait jamais été détenu depuis son arrestation, en février 2025.

Coupable de d’autres accusations

Desrosiers a aussi plaidé coupable à des accusations d’introduction par effraction dans l’intention de commettre un acte criminel, de voies de fait, de possession illégale d’une arme à feu, soit une carabine de calibre 30-30 et de possession d’une arme à feu dans un dessein dangereux pour le même événement.

La peine englobe tous les chefs d’accusation. Il n’y a pas eu de procès dans cette affaire.

L’avocat du ministère public, Me Simon Blanchbette, a fait un résumé des faits au moment de l’enregistrement du plaidoyer de culpabilité par l’accusé.

Denis Desrosiers et une complice, aujourd’hui décédée, se sont rendus à la ferme des frères Adrien et André Allard en motoneige pour y commettre un vol. Ils étaient cagoulés et armés. Lors de l’évènement, les frères se sont défendus.

Événement cardiaque

Le rapport du pathologiste judiciaire a conclu que le décès de l’homme de 59 ans était attribuable à un événement cardiaque déclenché par l’effort physique et le stress intense provoqué par l’agression.

De l’ADN recueilli à l’époque, combiné à la technologie et au travail d’aujourd’hui, a permis aux enquêteurs de procéder à l’arrestation de Desrosiers en février 2025, et ultimement de pouvoir porter des accusations contre lui.

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