Hôpital de Rimouski : aucun manquement selon la CNESST
Intervention de suivi à la suite d'une agression qui a fait quatre blessés à l'urgence
La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) n’a relevé aucun manquement lors de son intervention de suivi, réalisé le 23 avril, en lien avec une agression qui a fait quatre blessés à l’urgence de l’Hôpital régional de Rimouski, survenue le 26 janvier dernier.
Dans son rapport, la CNESST estime que certaines pratiques pourraient être appliquées de façon plus rigoureuse lors d’un code blanc, malgré les mesures déjà instaurées pour améliorer la sécurité des lieux.
Le code blanc est une procédure d’urgence en réponse à une demande d’aide immédiate de la part d’un membre du personnel.
La CNESST reconnaît notamment le travail entrepris par l’établissement afin d’implanter des correctifs déjà implantés ainsi que la volonté du milieu de poursuivre l’évaluation des risques et l’amélioration continue des mécanismes de prévention à l’urgence.
L’objectif de la visite du 23 avril était d’effectuer, en présence des membres du comité de travail paritaire de l’urgence de Rimouski, le suivi des démarches et actions prises depuis février.
« J’ai eu l’opportunité d’obtenir des informations sur l’avancement des démarches et des actions prises depuis février dernier et d’entendre les inquiétudes et interrogations des travailleurs ainsi que des représentants syndicaux. J’ai également eu l’occasion d’intervenir sur certains sujets en posant des questions et/ou en apportant des compléments d’information », mentionne l’auteur du rapport, dans Le Soir.ca a obtenu copie.
Un sous-comité « local d’urgence » a aussi été créé. Des rencontres ont été réalisées les 25 mars, 9 avril et 30 avril.
Plan d’action
Un plan d’action a été élaboré à la suite des informations recueillies lors de la première rencontre du comité paritaire. Des actions, pistes de solution ou questionnement y sont inscrits. Des responsables ont été nommés et des échéanciers fixés. Le degré de priorité a été déterminé pour chaque point.
Un suivi des actions est réalisé par les responsables qui ont été désignés. Le document est disponible à l’ensemble des membres du comité sur un groupe de discussion Teams.
Parmi les actions mises en place, deux boutons d’urgence fixes ont été ajoutés au poste infirmier de l’urgence majeure. Ceux-ci ont été observés lors de la visite des lieux.
Depuis le 25 mars 2026, 15 bracelets de sécurité sont disponibles pour les travailleurs présents à l’urgence par quart de travail. Le port des bracelets est obligatoire en tout temps à l’urgence et les travailleurs ont été informés de la consigne.

Des inspections hebdomadaires des bracelets et des boutons fixes sont effectuées.
Il a aussi été mentionné de la part des travailleurs qu’il serait utile d’avoir des grilles d’inspection des lieux de travail en lien avec l’encombrement des lieux et la présence d’objets pouvant être utilisés comme arme ou projectile par les usagés lors de crises.
Une désorganisation s’est produite, le 19 avril vers 16 h, à la salle de triage A. Un code blanc a été effectué et l’équipe d’intervention s’est présentée sur place. Une intervention physique a été pratiquée et, lors de celle-ci, une personne a été blessée.
« Lors de la rencontre, on nous mentionne que l’analyse de l’évènement est en cours », précise-t-on dans le rapport.
Réaménagement du poste des agents de sécurité
Des démarches sont aussi en cours afin d’effectuer le réaménagement du poste des agents de sécurité.
« Selon les plans qui nous ont été présentés, le nouvel aménagement proposerait deux bureaux d’accueil. Le bureau, qui est présentement à l’accueil de l’entrée principale, resterait utilisé en journée. Un deuxième bureau serait aménagé du côté de la porte donnant accès à l’urgence. Cette porte est utilisée lorsque l’entrée principale est fermée et donne accès 24h/24 à l’urgence », précise-t-on dans le rapport.
L’aménagement permettrait à l’agent de sécurité d’avoir un visuel sur les gens qui entrent dans l’hôpital et ceux présents dans la salle d’attente de l’urgence. Les travaux seront effectués d’ici la fin de 2026.
Des enjeux de sécurité dans les stationnements et lors des déplacements vers les stationnements situés hors site ont été soulevés par les syndicats. Les situations à risque seraient principalement présentes lors des déplacements de nuit pour les travailleuses ayant des horaires atypiques.

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