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« On ne sait jamais ce que le passé nous réserve »

« Le bézoard », analysé par Mario Bélanger
La comédienne et autrice Pascale Montpetit (Photo courtoisie Kelly Jacobs)

Qui aurait pu penser que Pascale Montpetit, avec son visage enjoué et lumineux, avait vécu autant de drames dans sa jeunesse ? Cette comédienne acclamée a écrit un livre pour se libérer de son sombre passé.

Le titre du livre, Le bézoard, est un terme médical qui fait référence à des accumulations de matière non digérée dans l’estomac. Ça peut provoquer des nausées ou des ulcères.

Inceste dans l’enfance, anorexie, boulimie dans la vingtaine, cancer… Pascale Montpetit a vécu de sérieux problèmes et un nombre incalculable de thérapies pour essayer de se refaire une santé mentale.

Dans le livre, elle raconte son cheminement, avec clarté et non sans malice.

Il est question autant de son mal de vivre que de ses traitements, qu’elle décrit en gardant une distance critique et en donnant des surnoms amusants aux thérapeutes qu’elle a consultés…

« On ne sait jamais ce que le passé nous réserve », déclare-t-elle, dans une formule surprenante.

Famille dysfonctionnelle

Au départ : une famille dysfonctionnelle. Son père, Roger, était psychiatre. Plusieurs cas de psychiatrie étaient déjà survenus dans sa famille à lui.

Roger était présent pour Pascale, mais c’était surtout un homme très perturbé. Elle l’accuse d’avoir eu des comportements incestueux avec elle durant son enfance. Elle en a éprouvé une honte tenace, et longtemps, elle a voulu échapper à son emprise. Celui-ci a mis fin à sa vie en se suicidant.

La mère de Pascale, Monique, a fait une carrière universitaire. Elle était une mère indifférente, qui ne voyait jamais les problèmes.

L’auteure a aussi trois sœurs, mais elle fait peu allusion à celles-ci. C’est avec ses deux parents qu’elle règle ses comptes.

Pascale Montpetit a fait plusieurs voyages au bout du monde, toujours pour essayer de se trouver elle-même.

Elle considère que c’est le théâtre qui l’a guérie de son « manque d’amour ». La scène, c’est un lieu de péril où les comédiens doivent jouer devant une foule, mais c’est aussi un lieu sécuritaire et stimulant quand on a bien répété et que tout semble sous contrôle.

Le bézoard, par Pascale Montpetit, Québec Amérique, 2025, 176 pages.

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