Claude Doiron : son procès pour agression sexuelle débute à Percé
Les audiences sont prévues sur une période de deux semaines
Près de trois ans après son arrestation, l’ex-porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) dans l’Est-du-Québec, Claude Doiron, subit son procès pour agression sexuelle sur une personne mineure, dès ce lundi 8 juin, au palais de justice de Percé.
Prévues sur une période de deux semaines, les audiences se tiendront devant le juge Pierre Lortie.
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a assigné deux témoins pour le procès.
En avril 2024, Doiron avait opté pour un procès devant un juge seul de la Cour du Québec, sans jury, au terme de son enquête préliminaire.
Puisque la défense ne contestait pas la citation au procès de Doiron, ce dernier a été officiellement cité à son procès au terme de l’enquête préliminaire.
Comme c’est généralement le cas, les témoignages livrés au stade de l’enquête préliminaire étaient frappés par une ordonnance de non-publication afin de ne pas influencer le procès à venir.
Une seule personne a été entendue lors de l’enquête préliminaire.
Des événements remontants à 1988
Claude Doiron est accusé d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne de moins de 14 ans pour des événements qui se seraient produits en 1988.
Le mandat d’arrestation à l’encontre du policier a été émis le 14 juin 2023, à la suite d’une enquête de la Direction des affaires internes de la SQ.
Il a comparu une première fois, le 26 juin 2023. Il n’a jamais été détenu en lien avec ses accusations.
Une seule présumée victime est en cause dans ce dossier. Les gestes reprochés se seraient produits entre le 1er mai et le 30 septembre 1988, à Cloridorme, en Gaspésie. À cette époque, il n’était pas policier.
Suspendu de ses fonctions par la SQ, Claude Doiron devait quitter pour la retraite le 28 juin 2023, 14 jours après son arrestation.


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