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Crimes sexuels : autre report dans les dossiers de Ronald Audet

Dossier reporté à la même étape au 10 août
Ronald Audet (Photo courtoisie)

C’est ce lundi qu’on devait connaître la date retenue pour les plaidoiries dans le premier procès de Ronald Audet, accusé de crimes de nature sexuelle sur une personne mineure, mais le dossier a été reporté à la même étape au 10 août.

La juge Annick Boivin fera connaître ses disponibilités d’ici là pour entendre les plaidoiries d’ici le 10 août.

Au terme de la 3e journée du procès, le 15 mai dernier, l’avocate de Ronald Audet, Me Caroline Bérubé, a annoncé qu’elle n’aurait pas de preuve à présenter lors du procès de l’homme de 88 ans, de Mont-Joli.

Au début du procès, le 22 janvier 2026, elle avait annoncé avoir deux témoins à faire entendre, dont l’accusé. « J’ai parlé à mon client. Nous n’aurons pas de preuve à présenter en défense. Nous serions donc rendus aux plaidoiries », avait mentionné Me Bérubé.

Contre-interrogatoire

Amorcé les 22 et 23 janvier derniers, le procès a repris en mai pour la 3e journée d’audience.

Me Bérubé a poursuivi son contre-interrogatoire de la plaignante, dont l’identité est frappée par une ordonnance de non-publication.

Elle a soulevé des contradictions entre la déclaration de la victime faite en 2023 à l’enquêteur de la Sûreté du Québec et sa version des faits livrée dans son témoignage en janvier 2026.

La plaignante a expliqué que ses souvenirs s’étaient précisés grâce à une thérapie. « Je n’ai pas utilisé les mêmes mots, mais ce dont je suis sûre, c’est que j’ai été agressée par Ronald Audet dans le salon et dans une chambre à l’étage », a-t-elle répété à quelques reprises.

Témoignage de la plaignante

En début de procès, en janvier dernier, la plaignante a raconté qu’elle allait souvent chez l’accusé quand elle était enfant parce que sa mère était amie avec la conjointe de l’accusé. Elle mentionne que les gestes ont eu lieu sur le La-Z-Boy, dans le salon.

« C’était sous forme de jeux. Il me disait de brasser son pénis pour le faire rallonger et que de l’eau allait sortir. C’était devenu une habitude. Ça se faisait en douceur, sans violence ».

La plaignante a ajouté qu’elle se souvenait qu’il lui avait demandé de mettre son pénis dans sa bouche. « Je raconte ce qui est clair dans ma tête. J’obéissais. Je ne savais pas ce qu’était une érection. Je ne savais rien de la masturbation. Quand j’ai compris, j’ai eu peur et honte », a-t-il affirmé.

Les événements se seraient produits entre le 4 janvier 1983 et le 31 décembre 1986 à Mont-Joli. « Je ne peux pas dire le nombre de fois, mais c’était chaque fois qu’on allait chez lui et qu’il était là », a précisé la plaignante, qui avait entre quatre et 10 ans au moment des gestes allégués.

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