Bas-Saint-Laurent : les signalements à la DPJ bondissent de 6,5 %
La région a enregistré 3342 signalements en 2025-2026
Le nombre de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a augmenté près de cinq fois plus rapidement au Bas-Saint-Laurent que dans l’ensemble du Québec au cours de la dernière année. La région a enregistré 3342 signalements en 2025-2026, une hausse de 6,5 %, comparativement à 1,4 % à l’échelle provinciale.
Selon le bilan annuel dévoilé jeudi (11 juin), un peu moins du tiers des signalements reçus ont été retenus pour une évaluation approfondie.
Les principaux motifs demeurent la négligence ou le risque sérieux de négligence, les abus physiques ou le risque sérieux d’abus physiques, ainsi que l’exposition à la violence conjugale.
Les enfants âgés de 6 à 12 ans représentent toujours le groupe le plus souvent visé par les signalements.
Le milieu scolaire continue également de jouer un rôle important dans le repérage des situations préoccupantes.
Pour une deuxième année consécutive, les signalements provenant des écoles ont augmenté, cette fois de 2,8 %. La DPJ souligne qu’une part importante des signalements provient toujours du milieu familial et de la communauté, tandis que ceux provenant du milieu policier sont en diminution.
Besoins de plus en plus complexes
À l’échelle du Québec, les DPJ ont traité 144 321 signalements en 2025-2026, soit une hausse de 1,4 %.
Les responsables de la protection de la jeunesse affirment observer une complexification des situations auxquelles sont confrontés les enfants et leurs familles.
Ils soulignent notamment la fragilité croissante de la santé mentale des jeunes ainsi que les défis auxquels font face les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation.
Selon eux, des interventions retardées contribuent souvent à l’aggravation des problématiques, ce qui nécessite ensuite des prises en charge plus lourdes et plus complexes.
Les DPJ estiment que faire des enfants une véritable priorité passe notamment par un meilleur soutien aux besoins essentiels des familles, comme l’accès au logement, à l’alimentation et à un revenu adéquat, de même que par le renforcement des services de prévention et des milieux de vie fréquentés par les jeunes.


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