Maude Charron encore championne aux Jeux du Commonwealth
L'haltérophile de Sainte-Luce a égalé sa marque établie à l’épaulé-jeté en 2022
Maude Charron a gagné une troisième médaille d’or de suite aux Jeux du Commonwealth, mardi, couronnée championne chez les 63 kg à Glasgow, en Écosse.
L’haltérophile de Sainte-Luce a de plus égalé la marque qu’elle avait établie à l’épaulé-jeté en 2022.
À l’arraché, Charron a soulevé des barres de 99 et 102 kg avant de rater son essai à 105 kg. Elle a ensuite réussi son premier essai à l’épaulé-jeté, qui s’élevait à 124 kg.
L’athlète olympique a manqué de peu sa deuxième tentative à 130 kg, une charge qu’elle a su maintenir au-dessus de sa tête lors de son troisième passage à la plateforme.
Son cumulatif de 232 kg lui a permis de devancer l’Anglaise Sarah Davies Smale et son total de 217 kg. Cette dernière a tenté le tout pour le tout en fin de compétition en effectuant un bond de 16 kg entre ses deux derniers essais, mais elle a dû se contenter de la deuxième place.
« Je compétitionne avec elle depuis près de 10 ans. Je connais ses moves et je savais qu’elle allait tout faire pour essayer de gagner, peu importe l’écart avec la barre précédente, a souligné Maude Charron à Sportcom. Quand j’ai raté 130 kg, ça m’a un peu secouée. J’étais contente de me ressaisir et de lui fermer la porte à mon troisième essai. »
Femily-Crystie Notte, du Nauru, a mis la main sur le bronze, elle qui est 16 ans plus jeune que les deux autres médaillées du jour, âgées de 33 ans.
« [Sarah et moi], on est parmi les plus vieilles du circuit. On a toutes les deux des emplois à temps plein, nos maisons, mais on essaye de prouver que malgré notre quotidien, on est capables d’avoir de bons résultats. On peut être des gens normaux et faire de bonnes performances! »
Il s’agissait de la troisième médaille canadienne en haltérophilie à ces Jeux du Commonwealth.
Nouveau cycle olympique
Maude Charron s’est rendue à Glasgow afin d’évaluer son rendement à l’aube du processus de qualification olympique. Elle a donc qualifié ce troisième sacre de « cerise sur le sundae ».
Son but était simplement de repousser ses limites et tant mieux si elles lui permettaient de grimper sur le podium à nouveau.
« Avec la qualification olympique qui débute en octobre, on voulait voir où je me situais et ce que je suis encore capable de faire, comme c’est de plus en plus difficile de récupérer et de recréer des barres très lourdes comme ça », a spécifié Charron, qui travaille pour le Comité olympique canadien depuis un an.
Médaillée d’or aux Jeux olympiques de Tokyo et d’argent à ceux de Paris, elle compte y aller une étape à la fois avant de viser ceux de Los Angeles.
Pour le moment, rater deux barres aux Jeux du Commonwealth a eu pour effet de la motiver davantage en vue des Championnats du monde qui auront lieu en Chine, du 27 octobre au 8 novembre.
La catégorie de poids olympique se rapprochant le plus des 63 kg, celle où Charron a triomphé mardi, sera celle des 61 kg à Los Angeles. Seulement huit haltérophiles seront sélectionnés par catégorie.
« Je vieillis et on voit des jeunes de 17 ans qui arrivent et qui sont très fortes, alors ce sera de plus en plus difficile. Il faudra pousser et lever lourd plusieurs fois en un peu moins de deux ans. Ça ne s’annonce pas facile, mais je me donne l’opportunité de me questionner après chaque compétition, à savoir si j’ai encore envie et l’énergie pour le faire. Je ne veux pas me mettre de pression, tant et aussi longtemps que j’ai du plaisir en compétition, je vais continuer. »


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