Trois-Pistoles/Les Escoumins : saison plus longue pour la traverse
Expérience concluante réalisée en 2025
La Compagnie de navigation des Basques (CNB), qui propose une traversée du fleuve Saint-Laurent au départ des Escoumins et de Trois-Pistoles à bord du traversier L’Héritage I allongera sa saison jusqu’au 18 octobre à la suite du succès de l’expérience menée l’an dernier.
« L’an passé, nous avions allongé la saison de deux semaines. Les résultats ont été concluants. Nous avons des voyages qui valent la peine jusque-là, si bien qu’on récidive cette année. Nous sommes au maximum, puisque nous avons des travaux d’entretien à faire en fin de saison. Plus on navigue longtemps, plus on rétrécit la fenêtre des travaux », explique le capitaine, Jean-Philippe Rioux.
Le capitaine est convaincu que sa traverse aura toujours sa place, même si le lien entre Rimouski et Forestville devait repartir.
« C’est certain que ça va avoir des impacts sur le nombre de passagers dans les prochaines années. Il va falloir être vigilants. C’est sûr que les gens vont vouloir aller voir le nouveau bateau. Pour monter leur projet, ils se sont basés sur notre structure. Ça prouve que notre formule est bonne et qu’elle fonctionne. Elle est en train de se répéter à Rimouski », indique monsieur Rioux.
Selon lui, Trois-Pistoles/Les Escoumins est la seule traverse non déficitaire au Québec.
« C’est assez incroyable pour une petite entreprise comme la nôtre. Nous sommes en train de montrer au gouvernement que notre structure fonctionne et qu’elle est efficace. Ça va nous donner des arguments lorsque nous aurons besoin d’aide. Je pense que les traversiers sont forts lorsqu’ils sont ensemble. Rimouski, Trois-Pistoles et Rivière-du-Loup ne sont pas des compétiteurs. Nous sommes des alliés pour desservir trois régions : Charlevoix, le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord. Chaque traverse à son utilité. »
Diversité d’horaires
Le capitaine estime que Trois-Pistoles/Les Escoumins se démarque par son horaire qui est en fonction des marées, et non à heure fixe comme Rimouski ou Rivière-du-Loup.

« Ça nous permet d’avoir les départs les plus tôt le matin et les plus tard le soir. Les gens qui finissent de travailler à 17 h vont venir chez nous si on a un départ à 20 h au lieu d’attendre au lendemain. Notre diversité d’horaires nous permet de répondre à une demande à laquelle les autres ne répondent pas ».

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