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Hilaire-Journault : une canicule retarde son départ de Grèce

Le chantier maritime où il est immobilisé reporte l'opération
Le président-directeur général des Industries Rilec, Louis-Olivier Carré (Photo courtoisie)

Une vague de chaleur qui sévit actuellement en Grèce retarde le départ du futur traversier Hilaire-Journault vers Rimouski. Alors que sa mise à l’eau était prévue cette semaine, des températures dépassant les 42 °C ont forcé le chantier maritime où il est immobilisé à reporter l’opération pour des raisons de sécurité.

Le promoteur du projet de traverse Rimouski–Forestville, Louis-Olivier Carré, se trouve toujours à Salamine, en Grèce, où le navire est en préparation depuis le début du mois de juin.

Rejoint jeudi matin par le FM 93, il a reconnu être déçu et découragé par ce nouveau contretemps, attribuable à des conditions météorologiques exceptionnelles.

Les travaux de remise à niveau du traversier auront finalement duré près de deux mois, soit environ le double de l’échéancier initial.

En plus des améliorations apportées au navire, l’équipe a dû réaliser plusieurs travaux afin de satisfaire aux exigences d’une traversée transatlantique, notamment la sécurisation de certaines composantes et diverses mises aux normes.

La chaleur extrême a également ralenti considérablement le rythme des travaux. Selon Louis-Olivier Carré, la réglementation grecque limite les heures de travail lorsque le mercure dépasse certains seuils, ce qui a eu un impact direct sur l’avancement du chantier.

« Il fait 48 degrés Celsius en Grèce. Les gens travaillent juste cinq à six heures par jour. Ça prend deux jours pour faire une journée normale de travail. On ne peut pas forcer les gens, c’est la loi quand il fait plus de 36 degrés », indiquait monsieur Carré, en début de semaine, en entrevue avec Le Soir.ca.

Trois semaines sur l’Atlantique

Avant son arrivée au Canada, le navire naviguera sous le nom de Perséas et battra pavillon panaméen. La traversée de l’Atlantique, estimée à environ trois semaines, comprendra des escales à Malte et aux Açores, avant un passage par Halifax pour les formalités douanières.

« Il y a eu la sécurisation des portes. Une société de plastification est venue à bord et nous a ajouté une liste de tâches à effectuer. Si on ne s’y conforme pas, nous n’avons pas l’autorisation de faire le voyage. Les gens en Grèce sont vraiment coopérants. Nous sommes à l’endroit au monde où il y a le plus de bateaux. Si nous avons besoin d’une pièce, nous l’avons dans la journée », expliquait Louis-Olivier Carré.

Le navire qui assurera la traverse maritime Rimouski-Forestville. (Photo courtoisie)

Le traversier rejoindra ensuite le port de Rimouski, où il prendra officiellement le nom de Hilaire-Journault et sera immatriculé sous pavillon canadien.

« Je regarde l’état de la mer trois fois par jour et nous avons des conditions de navigation exceptionnelles sur l’Atlantique », ajoutait-il.

Si les conditions météorologiques le permettent, son arrivée à Rimouski est toujours attendue d’ici la fin du mois d’août.

Période de rodage

Des traversées de rodage sont prévues en septembre et en octobre afin de compléter les derniers ajustements avant une première saison complète d’exploitation, dont le lancement est prévu au printemps 2027.

« Ça va nous permettre de voir où sont nos lacunes et ce qu’il faut améliorer. En 2027, nous allons être parfaits », concluait monsieur Carré.

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