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Nouveau contretemps pour le Hilaire-Journault en Grèce

Le Perséas prendra officiellement le nom de Hilaire-Journault dès son arrivée au Canada. (Photo courtoisie)

Un nouveau contretemps retarde la mise à l’eau du futur traversier Hilaire-Journault en Grèce. Cette fois, un problème technique survenu pendant la manœuvre, jeudi matin, a empêché le navire d’atteindre l’eau et force la reprise du processus d’inspection et d’autorisation.

Le navire avait obtenu le feu vert des autorités pour quitter le chantier maritime de Salamine, où il se trouve depuis le début du mois de juin. L’autorisation de mise à l’eau, valide pendant 24 heures, avait été accordée après les vérifications requises.

Un problème technique est toutefois survenu pendant la descente du navire vers l’eau. La manœuvre a dû être interrompue et le traversier doit maintenant être ramené à sa position initiale sur terre.

Cette procédure nécessite une nouvelle inspection. Comme la période de 24 heures prévue dans l’autorisation est maintenant écoulée, les démarches doivent également être reprises auprès des autorités avant qu’une nouvelle tentative puisse avoir lieu.

« Un voyage transatlantique constitue une étape majeure qui exige des vérifications rigoureuses de la part des autorités compétentes ainsi que le respect de nombreuses exigences en matière de sécurité. La priorité demeure la sécurité de l’équipage qui effectuera la traversée, ainsi que celle du navire », indique la direction de la Traverse Rimouski–Forestville dans une publication sur sa page Facebook.

Le double de l’échéancier initial

Ce contretemps s’ajoute aux délais déjà rencontrés dans la préparation du navire. La semaine dernière, sa mise à l’eau avait été repoussée en raison de la canicule qui frappait la Grèce, où le mercure avait dépassé les 42 °C.

Les travaux de remise à niveau ont aussi pris plus de temps que prévu. Commencés au début de juin, ils auront nécessité près de deux mois, soit environ le double de l’échéancier initial.

Le président-directeur général des Industries Rilec, Louis-Olivier Carré (Photo courtoisie)

La Traverse Rimouski–Forestville ne précise pas, pour le moment, à quel moment une nouvelle tentative de mise à l’eau pourra avoir lieu. Elle indique vouloir effectuer toutes les vérifications nécessaires avant le départ du navire pour sa traversée de l’Atlantique.

« Tout projet d’envergure comporte son lot d’imprévus. Bien que cette situation soit évidemment décevante pour l’équipe, qui travaille sans relâche à la concrétisation de ce projet au bénéfice de la population, celle-ci demeure pleinement mobilisée et met tout en œuvre afin de minimiser les répercussions sur l’échéancier prévu pour le départ du navire », explique sa direction.

Trois semaines pour traverser l’Atlantique

Une fois à l’eau et les autorisations obtenues, le traversier devra entreprendre un voyage d’environ trois semaines vers le Canada. Il naviguera sous le nom de Perséas et sous pavillon panaméen, avec des escales prévues à Malte et aux Açores avant son arrivée à Halifax.

Le navire doit ensuite rejoindre Rimouski, où il prendra officiellement le nom de Hilaire-Journault et passera sous pavillon canadien.

Des traversées de rodage sont prévues cet automne avant le lancement de la première saison complète de la nouvelle liaison maritime Rimouski–Forestville au printemps 2027.

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