Une vraie histoire de pêche…
Opinion de Harold Michaud, journaliste indépendant- Collaboration spéciale
Au Québec, on ne peut pas disposer des cendres d’un défunt n’importe où ni n’importe comment. Pourtant, entre les règles à respecter et les dernières volontés d’une personne, certains prennent parfois… quelques libertés.
Opinion de Harold Michaud, journaliste indépendant- Collaboration spéciale
Un jour, un pêcheur de la région taquinait tranquillement le saumon lorsqu’un étrange reflet attira son attention dans une partie peu profonde de la rivière. Un saumon? Un morceau de métal? Un objet perdu par un autre pêcheur?
Pas du tout!
En s’approchant, notre homme constate qu’il s’agit… d’une urne funéraire.
Respectueux — et probablement assez étonné de voir sa journée de pêche prendre une tournure aussi inattendue —, il récupère l’urne et la remet aux autorités compétentes.
Heureusement, le contenant renferme normalement une pièce d’identification. Grâce à celle-ci, on réussit à retracer un membre de la famille de la personne décédée et, du même coup, à comprendre comment cette urne s’était retrouvée au fond de la rivière.
On précise alors délicatement à la famille qu’on ne peut pas simplement se débarrasser d’une urne dans une rivière, même si le geste visait à respecter les dernières volontés du défunt. Et surtout, si l’on souhaite disperser des cendres là où la loi le permet, mieux vaut éviter de lancer le contenant avec!
Bref, si votre dernière volonté est de reposer dans une belle rivière à saumon, renseignez-vous d’abord sur les règles applicables.
Et, de grâce, prévenez vos proches : demandez-leur de disperser vos cendres, pas de vous mettre à l’eau avec l’emballage!
Parce qu’à la pêche au saumon, on s’attend parfois à remettre ses prises à l’eau… mais rarement à y retrouver les restes d’un défunt encore dans leur contenant.


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