Philippe Pierre Thomas plaide coupable à certains chefs
L'homme de Sayabec condamné à une peine de 18 mois de prison
Philippe Pierre Thomas, 52 ans, de Sayabec, a plaidé coupable mardi, au palais de justice d’Amqui, à certains chefs d’accusation pour des infractions de nature sexuelle, mais pas à l’ensemble des accusations auxquelles il fait face.
Pour les accusations pour lesquelles il a plaidé coupable avant la tenue de son procès, il a été condamné à une peine de 18 mois de prison sur chacun des chefs, mais concurrents entre eux, pour une peine globale de 18 mois de détention.
Détenu depuis sa deuxième arrestation, le 10 juillet 2024, une détention préventive de 18 mois lui a été octroyée dans ces dossiers, ce qui fait qu’il lui reste un jour à purger.
Il ne sera cependant pas libéré puisqu’il reviendra le 13 octobre devant la Cour, à Amqui, afin de fixer une date de procès dans les dossiers où il n’a pas reconnu sa culpabilité.
La peine imposée mardi comprend également une période de probation de deux ans débutant lors de sa libération ainsi qu’un prélèvement d’ADN à des fins d’analyse génétique.
Procès de trois jours en décembre
Par ailleurs, un procès de trois jours se tiendra du 2 au 4 décembre au palais de justice d’Amqui pour d’autres accusations en semblable matière.
À la suite de sa deuxième arrestation, Thomas a été accusé d’entrave, voyeurisme, agression sexuelle, harcèlement, voie de fait et de bris d’ordonnance.
Le suspect avait été arrêté une première fois en décembre 2023 par les enquêteurs lors d’une perquisition réalisée à son domicile. Les policiers avaient à ce moment procédé à la saisie de plusieurs fichiers de pornographie juvénile.
Il avait alors été accusé d’avoir eu en sa possession, d’avoir accédé, d’avoir distribué, d’avoir transmis et d’avoir rendu accessible de la pornographie juvénile.
Les infractions alléguées se seraient déroulées à Saint-Moïse et ailleurs dans le district de Rimouski sur une période s’étalant de 2005 à 2023.
Selon l’acte d’accusation, Thomas aurait notamment commis des attouchements sur une personne adolescente entre novembre 2006 et décembre 2007, alors qu’il se trouvait en position d’autorité ou de confiance.
« L’enquête tend à démontrer qu’il aurait pu avoir fait d’autres victimes à travers la province. D’ailleurs, certaines de ses victimes auraient pu être en contact avec le suspect via les réseaux sociaux alors qu’il utilisait les pseudonymes « Philippe Thomas », « Pierre Thomas» et « Pierre-Philippe Thomas », mentionnait la porte-parole de la SQ, Marythé Bolduc, au moment de son arrestation.

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