CSS des Phares : le syndicat dénonce « des chaises vides »
Coupures budgétaires qui ont provoqué des diminutions de postes
Les représentants syndicaux du personnel du Centre de services scolaire des Phares se rendront à l’édifice de la CSN à Rimouski, situé au 124 rue Ste-Marie, ce mardi 25 août à 8 h, pour représenter symboliquement les « chaises vides » causées par les coupures budgétaires qui ont provoqué des diminutions de postes pour l’année scolaire 2026-2027.
Selon le Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis (SERM), le CSS des Phares fait face à un important déficit avec son plan de redressement qui aura comme impact de réduire le nombre de personnes travaillant dans les écoles.
Les représentants syndicaux croient que l’éducation ne devrait jamais faire les frais de redressements budgétaires ministériels.
« Nous constatons que l’offre de contrats diminue pour le personnel enseignant depuis deux ans. Avant
2025, les écoles pouvaient ajouter davantage de compléments de tâche éducative aux profs comme du
coenseignement, de l’enseignement-ressource et du tutorat pour soutenir les élèves. Maintenant, ce qui
est ajouté correspond au seuil de notre convention. Nous estimons que ça représente 12 à 14 contrats de
moins. Ça ne peut pas faire autrement qu’avoir un impact sur les services aux élèves et sur la lourdeur de
la tâche des enseignantes et des enseignants », mentionne la présidente du SERM, Sylvie Lefebvre.
Pour le personnel de soutien scolaire des Phares, les coupures de postes et d’heures en service direct aux élèves et aux établissements auront inévitablement des effets néfastes pour les employés, qui se
sont vu perdre leur poste ou se faire grandement diminuer d’heures ou changer de répartition, mais
également pour les élèves.
Trentaine de postes coupés
« C’est une trentaine de postes coupés, soit plus de 800 heures de moins en soutien par semaine. Sans compter l’aide aux enseignants, communément appelée l’aide à la classe, pour laquelle plus de 150 heures ont été coupées, et ce, même si le budget est resté le même. Ce sera certainement une année difficile au niveau de la santé psychologique et physique des employés. Il faudra rester vigilants et malheureusement, ce seront également les élèves qui en payeront le prix », estime la présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire des Phares, Marie-Ève Leblanc.
Pour sa part, le Syndicat du personnel professionnel de l’éducation du Bas-Saint-Laurent croit que chaque poste aboli ou non remplacé représente un service de moins pour les élèves. Son président, Jacques Belles-Isles, indique que les coupures annoncées au Centre de services scolaire des Phares touchent directement les ressources spécialisées qui accompagnent les jeunes les plus vulnérables.
« Alors que les besoins en soutien psychosocial, en accompagnement pédagogique et en services spécialisés augmentent dans nos écoles, nous assistons à un recul inquiétant. L’éducation ne peut pas être gérée uniquement à partir de colonnes de chiffres. Derrière ces décisions budgétaires, il y a des élèves qui risquent de recevoir moins d’aide au moment où ils en ont le plus besoin », a-t-il déclaré.


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