« Christine Fréchette veut créer des parcs, mais oublie les zecs »
Promesse électorale de la cheffe de la Coalition avenir Québec
À quelques jours de la plus grande manifestation du monde faunique et du plein air du 7 septembre, ou des milliers d’usagers de la faune marcheront sur Québec pour réclamer un moratoire sur le développement éolien, la cheffe et candidate de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette, s’engage à verser 200 M$ dans la création de nouveaux parcs.
Une promesse qui enflamme le président du ZECs Québec, Guillaume Ouellet, qui estime que madame Fréchette est « mal conseillée et ignorante » de l’existence et de la réalité des 63 zecs qui occupent 40 000 km2 de territoire, québécois.
« Des zecs sont fréquentées par 41 000 membres et usagers, qui consacrent 300 M$ par an pour s’adonner à 6 millions de jours d’activés », précise-t-il.
De renchérir Tina Daudelin, du comité citoyen Éoloin à Packington, que le Bas-Saint-Laurent est déjà pris d’assaut pour la production énergétique.
« Ce développement est fait dans le désordre, en manque de transparence. La nouvelle énergie produite ne sert pas la transition énergétique. Les projets et ententes atteignent des proportions indécentes ».
Les zecs d’abord
Le président de ZECs Québec se demande comment Christine Frchette peut déclarer que : « Nos forêts, nos lacs, nos rivières et nos grands espaces font partie de notre identité et contribuent directement à notre qualité de vie. Notre territoire est une véritable richesse. Nous devons continuer à le protéger », dit-elle.
« Soudainement, nos richesses naturelles semblent faire sa fierté. Je l’invite d’abord à aider les zecs que son gouvernement oublie de financer depuis 2019. Sa promesse de 200 M$ écarte le peuple des territoires fauniques que le gouvernement péquiste a privatisé en 1978. Les zecs représentent un modèle de gestion unique au monde depuis 48 ans. C’est inacceptable d’investir 200M$ dans des parcs, alors qu’on tient nos zecs à bout de bras pour les rendre encore plus accessibles. Elle ignore aussi l’industrie des 550 pourvoiries et leurs 500 000 visiteurs. Comme elle le souhaite, en nous aidant, on pourrait faciliter l’accès aux berges et plans d’eau des zecs, comme elle veut le faire ailleurs et dans les parcs nationaux ».

« Le Québec a la plus belle offre de chasse et pêche et les zecs représentent un modèle de gestion unique au monde. En tant que président de Réseau Zec on va s’en reparler lundi, sur la place publique, devant le Parlement », promet à son tour Guillaume Ouellet.

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