Projet éolien ZEC-BSL : premier mât de mesure à vent installé
Démarches exploratoires autorisées par Québec
Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) autorise des démarches exploratoires vers la réalisation d’un parc éolien sur le territoire de la ZEC Bas-Saint-Laurent, à commencer par un premier mât de mesure à vent installé dans la zone 2 de la zec, dans la MRC de La Mitis, secteur du Lac Mistigougèche.
Cette haute infrastructure détermine le meilleur endroit pour ériger une ou des éoliennes.
« Dans une zone comprimée entre le fleuve Saint-Laurent et le Nouveau-Brunswick, laissant peu d’espace pour les territoires publics accessibles et aux écosystèmes viables », selon une résolution d’opposition de la ZEC-BSL du 17 juin dernier.
Dans une lettre dite de « rétroaction du MRNF, da-tée du 24 août, dont nous avons obtenu copie, le ministère base son argumentaire sur : « … le processus de consultation complété et le por-trait des exigences légales et régle-mentaires applicables a été réalisé… ».
Le MRNF procédera à l’émission du droit foncier requis pour la réalisation des études nécessaires aux démarches exploratoiires ».
« Décision inacceptable »
« Une décision inacceptable du ministère », rétorquent les gestionnaires de la zec, d’autant, selon eux, que le MRNF se réfère au Plan régional de développement du territoire public – volet éolien (PRDTP-éolien).
« Ce plan daterait de 2007, avec des informations du début des années 2000 et il serait désuet au développement éolien actuel. Les éoliennes étaient beaucoup plus petites que les mégas éoliennes de 2026 qui prennent plus de place, avec des enjeux différents d’il y a 20 ans », tonne le président de la ZEC-BSL, Guillaume Ouellet.

Et de soutenir ce dernier, la forêt publique comme celle de la zec s’industrialise avec la foresterie, des éoliennes en devenir et le développement de l’acériculture aux aux millions d’entailles, opérés par des privés sur des terres de la couronne.
Avec toutes les infrastructures requises, les habitats fauniques sont grugés au détriment de la protection de la nature, et de la mission des zecs de gestionnaires de chasse et de pêche et de plein air pour tous les Québécois
Génocide de la forêt
Guillaume Ouellet déplore qu’à la création des zecs en 1978, que rien n’a été fait pour leur donner un statut officiel de protection prioritaire.
« On n’en serait pas là avec les éoliennes. C’est comme les érablières, des acériculteurs sont là, mais qu’on cesse d’en ajouter. On assiste à un génocide de la forêt publique. D’ici 2034, l’industrialisation de la forêt, entre le fleuve Saint-Laurent et le Nouveau-Brunswick, va occuper 100 % du territoire ».

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