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Chasse et pêche

Opposés aux projets éoliens pour des centaines d’années

Manifestation prévue ce lundi 7 septembre à Québec
Des représentants de la ZEC Bas-Saint-Laurent à leur départ de Rimouski vers Québec ce lundi, partagent cet autobus avec ceux de la ZEC Chapais, aussi confrontés avec le développement éolien. (Photo Le Soir.ca- Ernie Wells)

L’opposition à l’aménagement de parcs éoliens entre autres dans les zecs Bas-Saint-Laurent et Chapais, n’a pas pris de congé, ce lundi de la fête du Travail, pour exiger des partis politique un moratoire sur le développement de cette industrie aux conséquences fauniques dramatiques pour l’avenir de ces territoires publics.

Outre l’Est-du-Québec, la même voix et le même message sont porté des quatre coins de la province jusqu’au Parlement de Québec.

« Le prochain gouvernement poursuivra-t-il dans le déni des nuisances de ces éoliennes géantes imposées aux citoyens ? ».

Au départ de Rimouski, vers 8 h, le président de la ZEC Bas-Saint-Laurent et de ZECs-Québec, Guillaume Ouellet, martèle le même message.

« Les zecs sont un leg du Parti québécois qui remonte en 1978 afin de donner accès à la sauvagerie à tous les Québécois. Les zecs sont des sites de villégiature, 350 chalets sur la ZEC-BSL, de plein air, de chasse et de pêche. On doit conserver l’intégrité écosystémique et faunique de ces territoires publics pour les 41 000 membres et usagers actuels et les générations futures », estime Guillaume Ouellet.

Pas contre l’éolien…

La grande marche citoyenne jusqu’au parlement n’est pas un acte de rejet au développement éolien.

« Nous ne sommes pas contre cette énergie, mais de là à tinter la carte du Bas-Saint-Laurent, notamment au sud des MRC de La Mitis, Rimouski-Neigette et des Basques, avec 100 % de parcs éoliens entre le fleuve et le Nouveau-Brunswick et le Maine, ça ne passe pas. Le terrain de jeu a 70 km de largeur. Avec tous ces parcs, il ne restera plus rien. On réclame l’équilibre entre l’éolien et la conservation et la protection des territoires faunique », tranche Guillaume Ouellet.

« On souhaite sensibiliser les partis politiques à la protection et à la sauvegarde de nos territoires publics et de plein air, pas juste pour les quatre prochaines années, mais pour les générations futures pendant des centaines d’années », commente Guillaume Ouellet. (Photo Le Soir.ca- Ernie Wells)

Des territoires qui, selon ce dernier, sont d’ailleurs de plus en plus industrialisés notamment par la foresterie et les aires d’intensification de la production ligneuse (AIPL), l’acériculture et mêmes minés par des claims pétroliers.

Après la manifestation de Québec de ce lundi, les représentants des zecs prévoient des rencontres avec les candidats des différentes partis politiques en campagne électorale.

« La valeur de nos territoires fauniques dépassent la valeur énergétique des projets éoliens », estime le directeur général de la ZEC Bas-Saint-Laurent, Peter Camden, qui affiche fièrement ses convictions. (Photo Le Soir.ca- Ernie Wells)

« On souhaite les sensibiliser à la protection de nos territoires pas juste pour une formation politique pendant les quatre prochaines années, mais pour assurer leur pérennité pour les générations futures pendant des centaines d’années. »

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